Une plaque « fantaisie » vendue en magasin ruine sa vie : 15 PV en quelques semaines

Suzi Kiefer, victime d’une usurpation de plaques, a reçu 15 contraventions pour des infractions qu’elle n’a jamais commises.

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Une plaque « fantaisie » vendue en magasin ruine sa vie : 15 PV en quelques semaines
Une plaque « fantaisie » vendue en magasin ruine sa vie : 15 PV en quelques semaines © L'Automobiliste

Depuis mai 2023, Suzi Kiefer, une habitante du sud de la Californie, se retrouve au cœur d’une situation pour le moins absurde. Propriétaire d’une Dodge Magnum avec la plaque personnalisée « LUVSICK », elle a reçu plus d’une douzaine de contraventions pour des infractions qu’elle n’a jamais commises. Ces faits soulèvent des questions sur l’usage détourné de plaques d’immatriculation fabriquées pour faire joli et sur les difficultés des autorités à y mettre un terme, ce qui renvoie à la réglementation des plaques.

Un vrai calvaire administratif

Suzi Kiefer a été débordée avec 15 contraventions pour différentes infractions routières. Les faits reprochés vont des violations de péage aux excès de vitesse en passant par le non-respect des feux rouges. Fait étonnant, ces contraventions ont été dressées dans plusieurs États américains, comme San Francisco, dans le New Jersey, en Illinois et au Texas. Pour ne rien arranger, les photos jointes montrent non pas sa Dodge Magnum, mais des véhicules comme des Mercedes ou d’anciennes Chevrolet.

Face à ces amendes injustifiées, Suzi a dû appeler pour chacune d’elles et expliquer, au fil de nombreuses conversations, que la voiture en cause n’était pas la sienne. Jusqu’à présent, elle est parvenue à faire annuler toutes les contraventions.

La source du pépin : des plaques fantaisie

Le souci vient principalement de la vente de plaques d’immatriculation fantaisie qui ressemblent étrangement à celle de Suzi, facilitant l’usurpation de plaques. Ces plaques étaient vendues par la société de vêtements Broken Promises Co. et le distributeur Zumiez. Bien qu’annoncées comme des objets décoratifs, leur ressemblance avec les vraies plaques a poussé certains à les utiliser frauduleusement sur des véhicules.

Après avoir compris qu’il y avait anguille sous roche, l’avocat de Suzi Kiefer a envoyé une lettre de cessation et d’abstention, ce qui a conduit à retirer en ligne les plaques « LUVSICK ». Néanmoins, d’autres modèles comme « HELLBND » et « OMWB2U » sont toujours en vente sur le site de Broken Promises.

Un cadre légal qui laisse à désirer

La loi californienne interdit strictement la vente d’articles pouvant être utilisés pour usurper l’identité d’un véhicule, y compris les plaques factices. Pourtant, ni le Département des véhicules à moteur ni la California Highway Patrol ne disposent des moyens suffisants pour faire respecter cette loi auprès des commerçants.

Même si l’usage de telles plaques sur la route est prohibé, leur vente en tant qu’objets décoratifs est toujours permise. Ce vide législatif complique la tâche des autorités pour stopper ce phénomène qui peut provoquer des situations compliquées, comme celle vécue par Suzi.

On en finira par y voir clair ?

Cette histoire met en lumière les failles de la législation sur les plaques concernant la vente et l’usage des plaques fantaisie. Pour Suzi Kiefer, dont le quotidien a été chamboulé par cet imbroglio administratif, il est urgent que ces produits disparaissent du marché afin que personne d’autre ne se retrouve dans la même galère.

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