Fraude routière : ce que prépare le gouvernement va faire trembler les tricheurs

En 2024, entre 20 000 et 25 000 victimes d’usurpation de plaques d’immatriculation ont été recensées.

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Fraude routière : ce que prépare le gouvernement va faire trembler les tricheurs
Fraude routière : ce que prépare le gouvernement va faire trembler les tricheurs | L'Automobiliste

Le problème des plaques d’immatriculation copiées est devenu un vrai casse-tête en France, en facilitant pas mal les infractions et même certains crimes. En 2025, n’importe qui peut encore se procurer des plaques homologuées sans avoir à fournir de justificatifs officiels comme une carte d’identité, un permis de conduire ou une carte grise. On voit bien la différence avec d’autres pays où c’est l’État qui s’occupe de distribuer les plaques ou qui oblige à montrer un titre de propriété du véhicule.

Un souci qui monte et ses répercussions

L’usurpation de plaques s’accroît de façon inquiétante. La facilité avec laquelle on peut dupliquer ces plaques a entraîné une montée en flèche des infractions liées à ce type de fraude, souvent causée par une erreur administrative. Les chiffres le montrent clairement : entre 20 000 et 25 000 victimes ont été identifiées en 2024, alors qu’en 2023, 23 072 délits liés à l’usurpation ont été recensés, soit une hausse de 4,8% par rapport à 2022 et de 45,8% par rapport à 2017.

Les personnes concernées se retrouvent souvent dans une galère face à l’administration, qui peut mettre des années à reconnaître la tromperie. Du coup, un climat d’inquiétude s’installe chez les automobilistes français, qui redoutent d’être accusés à tort d’infractions qu’ils n’ont pas commises.

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Vers un cadre légal plus strict

L’année dernière, un projet de loi visant à revoir les modalités d’attribution des plaques avait été proposé, mais la dissolution de l’Assemblée nationale l’avait mis en pause. Aujourd’hui, c’est le député Romain Daubié qui reprend le dossier, épaulé par l’Association 40 millions d’automobilistes. Il espère finaliser ce projet, avec un décret qui pourrait sortir dans les prochains mois.

La loi proposée voudrait encadrer plus strictement l’obtention des plaques en rendant obligatoire la présentation d’une pièce d’identité et de la carte grise lors de la commande. Cette règle concernerait autant les entreprises que les concessionnaires, même pour les commandes en ligne sur des sites spécialisés.

Perspectives et enjeux

Les votes sur cette nouvelle loi pourraient se tenir début mai, ce qui ouvrirait la voie à un décret publié dans le Journal Officiel dès cet été. Le renforcement du contrôle lors de la demande de plaques devrait permettre de faire baisser le nombre de victimes grâce à une procédure mieux encadrée.

Romain Daubié explique au Figaro que « la facilité avec laquelle un automobiliste peut se procurer une plaque d’immatriculation » est à l’origine des cas « de plus en plus nombreux » d’usurpations. Il ajoute que « ce problème pourrit la vie des Français », en précisant que la solution envisagée est simple et ne nécessiterait aucun financement public.

Une réforme indispensable pour protéger les automobilistes

La question des plaques d’immatriculation dupliquées soulève de sérieux problèmes pour la sécurité routière et la tranquillité des automobilistes français. Adopter rapidement ce nouveau cadre législatif pourrait offrir une solution efficace afin de freiner ce phénomène inquiétant, en s’inspirant de la digitalisation du permis.

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