Cette étude révèle la durée de vie d’une voiture électrique et c’est choquant

L’âge moyen des voitures américaines atteint un record de 12,5 ans, révélant une durabilité inédite.

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Cette étude révèle la durée de vie d'une voiture électrique et c'est choquant
Cette étude révèle la durée de vie d’une voiture électrique et c’est choquant © L'Automobiliste

Le marché automobile vit une transformation majeure. Avec l’arrivée en force des véhicules électriques, notre manière d’acheter et d’utiliser nos voitures change du tout au tout. Cette évolution est particulièrement visible aux États-Unis, où l’âge moyen des véhicules atteint des sommets historiques. Ça aide à mieux imaginer l’avenir de la mobilité.

La longévité grandissante des moteurs thermiques

Aux États-Unis, l’âge moyen des véhicules à moteur thermique a dépassé 12,5 ans, ce qui montre bien leur durabilité. Les voitures thermiques affichent une longévité moyenne de 13,6 ans grâce à leur solidité mécanique et à un marché de l’occasion hyper dynamique, ce qui souligne la rentabilité des moteurs. Depuis la crise économique de 2008, leur durée de vie n’a cessé d’augmenter, ce qui traduit la confiance que les automobilistes placent dans ces moteurs.

Le fait que ces voitures soient perçues comme des biens durables explique en partie le scepticisme des automobilistes envers les véhicules électriques. À l’inverse, les véhicules électriques sont souvent vus sous l’angle de la consommation rapide.

Le marché électrique qui se renouvelle à toute vitesse

De son côté, le marché des voitures électriques ne se repose pas sur ses lauriers. Leur durée de vie moyenne est d’à peine 3,6 ans et elles sont souvent remplacées avant d’être réellement dépassées technologiquement. Les acheteurs, qui sont souvent plus fortunés et friands des nouveautés technologiques, poussent cette rotation à grande vitesse.

Les innovations fréquentes poussent les gens à changer de modèle plutôt qu’à garder leur voiture longtemps. Les constructeurs jouent la carte de la nouveauté de façon agressive, et l’autonomie limitée des batteries dans les premiers modèles ainsi que le temps de charge parfois long incitent à renouveler l’équipement.

Conséquences écologiques et défis du marché d’occasion

Ce renouvellement rapide n’est pas sans conséquences sur l’environnement. À chaque production, il faut extraire des matériaux spécifiques pour les batteries, ce qui laisse un impact écologique notable. Le coût important du remplacement des batteries et les mises à jour logicielles représentent également un défi pour le marché d’occasion.

L’obsolescence programmée, liée aux composants électroniques, réduit la fiabilité des véhicules électriques. Cela dit, il y a moyen de prolonger leur usage avec des dispositifs de régulation visant à produire moins, mieux recycler et conserver le parc existant.

Voitures électriques : bilan carbone et perspectives à venir

Même si on les considère comme « décarbonnées » après compensation du surcoût carbone initial, le moment où les véhicules électriques deviennent nettement meilleurs dépend de plusieurs facteurs. D’après l’ADEME, un véhicule électrique devient avantageux entre 30 000 et 70 000 km parcourus, avec un seuil encore plus bas en France, avec une fourchette entre 25 000 et 40 000 km, par rapport à l’Allemagne ou à la Pologne.

La durée de vie des batteries joue un rôle majeur – elles devraient durer entre 10 et 15 ans ou être capables de parcourir entre 150 000 et 250 000 km pour que leur utilisation soit vraiment rentable sur le long terme. À titre d’exemple, la Tesla Model 3 Standard Range Plus aurait une empreinte carbone initiale qui se situerait entre 12 et 15 tonnes de CO₂, comparée à 6 à 7 tonnes pour une berline thermique équivalente.

Il faut aussi noter que le marché européen se distingue du modèle américain, étant généralement plus jeune et bénéficiant d’aides publiques qui facilitent l’achat initial. Toutefois, la tendance observée aux États-Unis pourrait bien donner le ton pour l’Europe.

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