Le 21 octobre a vu un événement marquant secouer tout Paris avec l’adoption d’une vingtaine d’amendements sur la fiscalité du Superéthanol-E85, d’après Capital. Ce carburant, prisé pour son prix abordable et sa moindre émission de polluants, se retrouve au centre d’une discussion sur sa taxation future. Cette décision prend une importance particulière à l’heure où les questions environnementales et économiques se mêlent, influencées par la politique fiscale.
Une fiscalité en ébullition
Pour l’instant, le Superéthanol-E85 se vend à un prix du carburant attractif de 0,70 € par litre, grâce à une taxe modeste de 12 centimes par litre. Mais une proposition initiale prévoyait de faire grimper ce prix de 50 %, pour atteindre potentiellement 1,20 € par litre d’ici 2028. Cette hausse aurait impliqué une augmentation progressive de la taxe à plus de 50 centimes par litre durant les trois prochaines années.
Cette perspective a suscité de vives inquiétudes sur le plan économique et social. Garder une fiscalité avantageuse pour le E85 est vu comme important pour plusieurs raisons :
- d’abord, c’est un carburant produit localement qui rejette moins de polluants que le diesel ou l’essence classique.
- Ensuite, il représente une bouffée d’oxygène pour les ménages modestes, surtout avec l’envolée des prix des transports.
Une opposition massive
La proposition d’alourdir la fiscalité du E85 a déclenché une réaction forte au sein de la majorité présidentielle. Les producteurs agricoles, les industriels et même les automobilistes ont fait entendre leur désaccord. Des parlementaires de tous horizons se sont mobilisés contre cette mesure. Face à cette vague de mécontentement, la commission des finances de l’Assemblée nationale a choisi de ne pas poursuivre avec l’augmentation de la taxe.
Les acteurs de la filière bioéthanol et plusieurs associations d’automobilistes ont salué cette décision, y voyant un soutien immédiat à la transition énergétique. En supprimant l’article du projet de loi de finances 2026 (PLF 2026) qui prévoyait cette hausse, le Parlement envoie un message fort : le E85 restera accessible jusqu’à la fin du quinquennat en cours.
Des répercussions sur le plan politique et économique
Face à un déficit budgétaire historique, le gouvernement envisageait de renforcer la fiscalité sur le superéthanol pour aligner sa taxation sur celle des carburants fossiles, similaire au malus écologique. Mais une telle mesure aurait pu rallumer des tensions similaires à celles du mouvement des gilets jaunes.
La mobilisation intense de la filière française du bioéthanol a joué un rôle décisif dans ce revirement. En gardant une fiscalité avantageuse, le Superéthanol-E85 maintient son rôle d’acteur de la transition dans le mix énergétique français.




