Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : la Belgique impose une vignette payante dès 2027, et les frontaliers français vont devoir payer aussi

Dès 2027, rouler en Belgique aura un prix, même pour les Français. Vignette obligatoire, tarifs selon la pollution, amendes jusqu’à 210 euros : voici ce qui change concrètement pour votre prochain road trip.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : la Belgique impose une vignette payante dès 2027, et les frontaliers français vont devoir payer aussi
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : la Belgique impose une vignette payante dès 2027, et les frontaliers français vont devoir payer aussi © L'Automobiliste

Rouler en Belgique ne sera plus gratuit pour tout le monde. Le gouvernement belge a annoncé, vendredi 10 juillet, la création d’une vignette automobile numérique qui deviendra obligatoire à partir du 1ᵉʳ mai 2027 pour circuler dans le pays. Les trois régions, Flandre, Wallonie et Bruxelles, sont parvenues à un avant-projet d’accord après un débat qui a longtemps opposé les différentes parties du pays.

Le dispositif ne visera pas seulement les automobilistes belges. Les conducteurs français, comme tous les étrangers, devront s’acquitter de cette vignette pour circuler sur les autoroutes et les routes régionales belges. L’objectif affiché est de faire participer les automobilistes étrangers au financement de l’entretien des infrastructures, un enjeu dont la région est responsable pour les grands axes du pays.

Dématérialisée, la vignette sera liée au numéro d’immatriculation du véhicule, sans support physique à coller sur le pare-brise. Elle concernera tous les véhicules de moins de 3,5 tonnes, immatriculés en Belgique comme à l’étranger. Les motos, camions, autocars, tracteurs ainsi que les véhicules d’urgence et de police en seront exemptés. Les routes communales échappent également au dispositif.

Des tarifs qui varient selon la pollution du véhicule

Les automobilistes pourront choisir parmi plusieurs durées de validité : un jour, dix jours, deux mois ou un an. Pour une seule journée, le tarif oscillera entre 8,10 et 11,25 euros selon la catégorie du véhicule, rapporte Cnews. À l’année, la facture grimpe à 90 euros pour les véhicules zéro émission, 100 euros pour l’équivalent Crit’Air 3, et jusqu’à 125 euros pour les Crit’Air 4 et 5. Le prix dépendra donc directement des émissions de CO2 du véhicule.

L’achat se fera en ligne, sur les portails des trois régions concernées, wallonne, flamande et bruxelloise. Les autorités espèrent en tirer des recettes estimées à 200 millions d’euros par an pour le pays.

Les contrôles seront automatisés, via des caméras de lecture des plaques d’immatriculation. En cas d’infraction, l’amende sera progressive, allant de 70 à 210 euros.

Bouchez promet une neutralité fiscale pour les Belges

Le projet a suscité des tensions entre régions avant d’aboutir à un accord. Le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes, a défendu le principe d’équité derrière la mesure : « Toutes celles et tous ceux qui utilisent nos routes doivent contribuer équitablement à leur entretien. » Son homologue flamand, Ben Weyts, a justifié la mesure en rappelant que les automobilistes flamands paient déjà pour circuler dans de nombreux pays européens, soulignant l’importance de la sécurité routière.

Reste la question du portefeuille des Belges eux-mêmes. Georges-Louis Bouchez, chef de la droite francophone (MR) et décrit comme un farouche adversaire de toute nouvelle taxe, a assuré sur X que la mesure serait neutre pour ses compatriotes : « Nous réduirons d’autres taxes afin que cela n’ait aucun impact sur votre portefeuille. » Les gouvernements régionaux ont confirmé cet effet neutre pour les automobilistes belges, via une diminution parallèle d’autres taxes existantes.

Le projet d’accord doit encore être approuvé définitivement par les trois régions avant d’être soumis aux autorités européennes. Le texte évoque déjà des débats politiques nourris à venir.

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