Le leasing social 2025, lancé le 30 septembre 2025, débarque en force pour pousser l’usage des véhicules électriques en France. L’idée ? Rendre ces voitures accessibles aux ménages aux revenus modestes et donner un coup de boost aux ventes des modèles « zéro émission », en rendant leur location plus abordable. Malgré un objectif de 50 000 dossiers, les inscriptions n’ont pas tout à fait atteint les prévisions, rapporte L’Automobile Magazine.
Une initiative qui freine
Depuis son lancement, le programme a enregistré environ 44 000 dossiers déposés, d’après les chiffres du ministère de la Transition écologique au 17 novembre. Plus de 41 500 véhicules ont déjà trouvé preneur grâce à cette offre, mais après un début prometteur, le rythme de participation a ralenti. En octobre, même si les voitures électriques ont atteint une part de marché record en France, cela n’a pas été suffisant pour atteindre les objectifs escomptés.
Plus de 11 360 personnes, vivant ou travaillant dans des zones sensibles pour la qualité de l’air, bénéficient de ce dispositif. Pourtant, plusieurs freins continuent de freiner l’enthousiasme attendu.
Les galères du programme
L’un des soucis majeurs, c’est la baisse des aides gouvernementales par rapport à 2024, malgré un bonus écologique boosté. De plus, l’utilisation des certificats d’économie d’énergie se fait avec une enveloppe réduite, ce qui fait grimper les loyers mensuels alors que des tarifs attractifs étaient annoncés au départ. À l’heure actuelle, on ne compte que trois modèles proposés à moins de 100 € par mois, ce qui réduit les possibilités pour les consommateurs.
Parmi les modèles qui cartonnent, la Renault R5 se démarque avec 10 000 unités commandées et des loyers oscillant entre 120 et 195 € par mois. Rien qu’en octobre, elle a enregistré 4 551 immatriculations, même si ces chiffres restent trois fois moins que ceux de la Renault Clio. La Peugeot e-208, quant à elle, a accumulé 2 436 immatriculations, tandis que la Citroën ë-C3 a du mal à convaincre malgré un prix plus bas.
Le marché sous la loupe
La toute première édition du leasing social, au début de 2024, avait créé le buzz avec plus de 50 000 commandes validées en seulement six semaines. Fort de ce succès initial, le nombre de véhicules financés avait été porté à 50 000 pour l’année suivante, dont 5 000 véhicules destinés aux personnes résidant ou travaillant dans les zones à faibles émissions (ZFE).
Cela dit, certains problèmes perdurent sur le marché des véhicules électriques. Par exemple, les difficultés pour recharger son véhicule dans les immeubles collectifs et l’autonomie limitée des modèles accessibles restent des points de blocage pour beaucoup.
Les conditions et le financement
Pour prétendre au leasing social, il faut être majeur, résider en France et avoir un revenu fiscal de référence par part inférieur ou égal à 16 300 euros (ce plafond a été légèrement revu à la hausse par rapport à 2024). En plus, il faut utiliser la voiture pour aller bosser à plus de 15 km ou parcourir plus de 8 000 km par an pour des déplacements professionnels.
Le financement du dispositif s’appuie sur une enveloppe d’environ 370 millions d’euros, alimentée par les certificats d’économie d’énergie (CEE) et fondé sur le principe du pollueur-payeur (destiné aux fournisseurs d’énergie).





