L’achat de voitures électriques en France va recevoir un sacré coup de pouce dès début juillet grâce à un nouveau dispositif d’aide. Face à la baisse des ventes de ces véhicules, le gouvernement a décidé d’augmenter le bonus écologique et de revoir sa façon de financer ces aides.
Une aide financière qui monte
À partir du 1ᵉʳ juillet, le bonus écologique pour l’achat d’une voiture électrique sera revu à la hausse. Pour les ménages les plus modestes, c’est-à-dire ceux qui se situent dans les déciles 1 à 5 de revenu, l’aide passe de 4 000 à 4 200 euros. Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition écologique, n’a pas tari d’éloges en affirmant que ce changement « ne fait que des gagnants ». Pour les ménages des déciles 6, 7 et 8, avec un revenu fiscal de référence par part compris entre 16 301 et 26 200 euros, l’aide est désormais fixée à 4 200 euros au lieu de 3 000 euros auparavant.
Les foyers des déciles supérieurs, ceux des déciles 9 et 10 qui ont un revenu fiscal de référence par part supérieur à 26 200 euros, verront leur bonus passer de 2 000 à 3 100 euros. Enfin, pour tous les autres ménages, l’aide évoluera de 2 000 à 3 000 euros.
Un financement astucieux (selon le principe du pollueur-payeur)
Le financement public traditionnel laisse désormais place à un système reposant sur des certificats d’économies d’énergie (CEE), tandis que le malus écologique continue de pénaliser les véhicules polluants. Concrètement, ce sont des fournisseurs d’énergie comme EDF, Engie ou TotalEnergies qui financeront ces aides en appliquant le principe du pollueur-payeur. Du coup, le budget de l’État ne sera plus sollicité pour ces aides, qui bénéficient déjà d’un soutien financier considérable, estimé entre 4 et 6 milliards d’euros par an grâce aux CEE.
Ce système, déjà en place pour financer des initiatives comme MaPrimeRenov dans le secteur du logement, offre une enveloppe inépuisable pour l’achat de véhicules électriques, même si l’exonération de carte grise prendra fin.
Les règles et retombées économiques
Pour profiter du bonus, plusieurs conditions doivent être respectées, mais il est important de considérer également le coût de la carte grise, qui pourrait influencer le budget total. La voiture doit obtenir un score environnemental supérieur au minimum requis et être classée dans la catégorie « véhicule léger neuf M1 ». Le coût total d’acquisition, incluant éventuellement le prix de la batterie, ne doit pas dépasser 47 000 € TTC et la masse du véhicule doit rester inférieure à 2 400 kg.
L’augmentation des aides vise avant tout à compenser le prix plus élevé des véhicules électriques comparés aux voitures thermiques. En rendant l’achat de ces voitures plus abordable, le gouvernement espère réveiller un marché en somme morose et encourager davantage de consommateurs à adopter une mobilité plus verte.





