Une étude récente menée par Geotab, expert en véhicules connectés, a mis au jour des informations très importantes sur l’autonomie des voitures électriques. En analysant plus de trois millions de trajets, l’étude montre clairement que la vitesse joue un rôle majeur dans la baisse de l’autonomie, reléguant la climatisation au second plan. Cette découverte a de grandes répercussions pour les conducteurs qui souhaitent optimiser leur consommation d’énergie et leurs frais.
La vitesse : ce qui change tout
On sait depuis longtemps que rouler vite diminue l’autonomie des véhicules électriques, mais cette étude, relayée par Phonandroid, quantifie précisément ces effets. Sur autoroute, où la résistance de l’air est un vrai problème, les pertes sont particulièrement marquées. Par exemple, un fourgon électrique avec une batterie de 65 kWh voit son autonomie passer de 230 km à 80 km/h à seulement 142 km à 130 km/h, soit une baisse d’environ 39 %. Pareil pour une berline électrique aérodynamique qui passe de 445 km à 80 km/h à 320 km à 130 km/h, enregistrant ainsi une réduction de 28 %.
Lors du road trip Eurocharge 2025, ces observations ont été confirmées : un véhicule capable de parcourir 380 km à une vitesse modérée ne dépasse pas les 220 km lorsqu’il roule à 130 km/h sur l’autoroute. Ces données montrent bien qu’adapter sa vitesse est indispensable pour préserver un maximum d’autonomie.
Des essais sur plusieurs modèles
Les essais ont concerné plusieurs modèles phares, comme la Porsche Macan EV, l’Audi A6 e-tron Quattro et la Renault 4 E-Tech. Pour cette dernière, la consommation énergétique varie nettement selon le type de route : 13,8 kWh/100 km sur route contre 23,3 kWh/100 km sur autoroute. Ces différences illustrent comment chaque modèle réagit aux conditions de circulation et aux vitesses élevées.
D’autres éléments qui pèsent sur l’autonomie
En dehors de la vitesse, d’autres facteurs comme le vent et le poids des passagers interviennent dans la baisse de l’autonomie. Sur des routes secondaires limitées à 90 km/h, les véhicules se rapprochent presque des chiffres annoncés dans le cycle WLTP (Worldwide Harmonized Light Vehicles Test Procedure). Contrairement aux idées reçues, l’utilisation de la climatisation n’affecte que très légèrement l’autonomie par rapport à la vitesse.
Toutes les marques en subissent les conséquences, y compris de grands noms tels que Tesla, BYD et BMW. Cependant, certains modèles dotés de systèmes de pointe et d’une architecture 800 volts, comme la Lucid Air, montrent une meilleure efficacité. Ce véhicule peut ainsi dépasser les 800 km d’autonomie lorsqu’il est conduit à une vitesse constante de 110 km/h.
Quelques astuces pour gagner en autonomie
Pour tirer le meilleur parti de leur autonomie, les conducteurs peuvent adopter quelques bonnes habitudes, comme rouler à une vitesse proche ou légèrement en dessous des limitations légales. Par exemple, réduire sa vitesse sur autoroute en passant de 130 km/h à 110 km/h peut faire une réelle différence. La conduite économique et l’utilisation intelligente des fonctionnalités du véhicule, comme le préconditionnement thermique, peuvent aussi aider à économiser de l’énergie.
Pour ce qui est de la recharge, il est conseillé d’opter pour la puissance minimale disponible afin d’éviter une surchauffe qui risquerait d’user la batterie plus rapidement, augmentant ainsi l’efficacité de la recharge.




