Avec la montée en puissance des voitures électriques, beaucoup de conducteurs se posent des questions sur leur fiabilité, surtout en ce qui concerne l’autonomie et le coût. Si les bornes de recharge se multiplient en France (même si leur répartition reste inégale), le prix élevé et l’autonomie limitée freinent encore leur adoption à grande échelle. Face à ces interrogations, une étude menée par l’ADAC – l’organisme allemand en charge de la sécurité routière – vient apporter un nouvel éclairage sur l’autonomie des véhicules lorsque la batterie est censée être vide.
L’étude de l’ADAC : comment ça se passe et ce qu’elle a montré
Cette recherche de l’ADAC avait pour but de vérifier si les voitures électriques peuvent continuer à rouler avec une batterie vide. Les essais ont porté sur six modèles : BYD Seal, Tesla Model Y, Volkswagen ID.3, Volvo EX40, Nio EL6 et Kia EV6. Les tests se sont déroulés sur une piste fermée de 2,2 kilomètres à Penzing, dans une ancienne base aérienne.
On a commencé les tests lorsque l’autonomie restante variait entre 20 % et 30 %, pour continuer jusqu’à la décharge complète de la batterie. Contrairement à une conduite normale où l’on cherche à préserver la batterie dès qu’elle tombe à 20 %, ici, aucune précaution n’a été prise pour limiter la consommation.
Les résultats ont montré que chaque modèle bénéficie d’une réserve permettant de rouler même quand le compteur affiche batterie à zéro. Le Volvo EX40 se distingue en parcourant jusqu’à 21 kilomètres, suivi de près par la Tesla Model Y avec 20 kilomètres, puis la Kia EV6 avec 19 kilomètres. En revanche, la Volkswagen ID.3 arrive en dernière position avec seulement 15 kilomètres.
Ce que révèle le comportement des véhicules à faible charge
Le Volvo EX40 illustre bien le comportement d’une voiture électrique quand la charge est faible. Une alerte apparaît dès que l’autonomie atteint 6 %, et les performances baissent à partir de 1 %. Ainsi, il peut encore avancer de 3 kilomètres lors du premier niveau de conduite dégradée, puis ajouter 9 kilomètres supplémentaires lors du second palier, avant de s’immobiliser après un troisième niveau équivalent.
Différents facteurs viennent influer sur cette autonomie restante, comme la température ambiante, le type de trajet et le style de conduite. Il est vivement conseillé aux conducteurs de ne pas attendre que la batterie soit au plus bas pour chercher une borne de recharge rapide.
Quelques conseils pour éviter la panne sèche
Pour ne pas se retrouver en mauvaise posture, il est recommandé d’anticiper la recharge en utilisant un planificateur d’itinéraire quand c’est possible. De plus, descendre régulièrement sous la barre des 20 % d’autonomie risque de favoriser une dégradation des batteries.
Si une panne sèche se produit, plusieurs solutions s’offrent aux conducteurs :
- Utiliser un générateur électrique permet de recharger environ 10 km d’autonomie en une heure.
- Partager l’énergie d’un autre véhicule électrique via un connecteur Type 2 pour récupérer environ 5 km d’autonomie.
Comment se comportent les voitures quand la charge fait défaut
Quand l’autonomie restante se situe entre 80 km et 40 km (soit entre 20 % et 25 %), les premiers signaux d’alerte apparaissent : un symbole orange s’allume et des messages discrets invitent à trouver une borne de recharge. Autour de 10 %, les alertes deviennent plus marquées avec parfois des conseils pour activer le mode Eco afin de préserver l’énergie disponible.
Même lorsque le compteur descend à 0 %, la plupart des véhicules continuent à rouler grâce à une réserve cachée qui leur permet de parcourir généralement entre 15 et 20 km supplémentaires. Toutefois, dans cette situation, il faut savoir que la vitesse et la puissance motrice sont nettement réduites.





