Face à la lutte contre le réchauffement, on n’arrête pas de discuter de l’effet des transports sur notre planète. Une étude publiée le 9 juillet 2025 par le Conseil international des transports propres (ICCT) montre clairement que les voitures électriques ont de sacrées belles qualités environnementales comparées aux voitures thermiques traditionnelles. Cette recherche apporte une vision intéressante de la façon dont nos choix technologiques du jour peuvent façonner l’avenir de notre climat.
Des émissions vraiment réduites
D’après l’étude, un véhicule électrique rejette en moyenne 73 % de gaz à effet de serre en moins qu’un modèle thermique équivalent sur tout son cycle de vie. Et si ces voitures étaient branchées sur des sources 100 % renouvelables, cette baisse pourrait grimper jusqu’à 78 %.
Pour être plus précis, les données indiquent que les voitures électriques (BEV) émettent environ 65 g CO2e/km avec le mix électrique moyen en Europe. Ce chiffre pourrait tomber à 52 g CO2e/km si l’électricité venait exclusivement de sources renouvelables. Comparez avec les véhicules thermiques : les moteurs à essence rejettent 235 g CO2e/km et les moteurs diesel 234 g CO2e/km. Les hybrides rechargeables (PHEV) et simples (FHEV) réduisent aussi les émissions, respectivement de 30 % et 20 % par rapport aux voitures à essence, même si la diminution est moins marquée, ce qui soulève des questions sur l’impact environnemental des hybrides rechargeables.
La fabrication et le cycle de vie
Même si fabriquer une voiture électrique est environ 40 % plus “polluant” que de produire un véhicule thermique (principalement à cause des batteries), cet écart s’équilibre après environ 17 000 km d’utilisation, malgré le scepticisme envers les véhicules électriques. L’étude ne se contente pas de regarder la consommation d’énergie, elle prend aussi en compte les émissions liées à la production et au recyclage des voitures et de leurs batteries.
Par ailleurs, la production de carburant pour les voitures thermiques rejette plus de CO2 que celle de l’électricité utilisée par les BEV, surtout avec le mix énergétique actuel en Europe. Cela nous rappelle qu’il faut accélérer la décarbonation du secteur énergétique, notamment dans des pays comme la Pologne ou l’Allemagne, qui utilisent encore beaucoup le charbon.
Comparer avec d’autres solutions
Les véhicules à hydrogène présentent aussi un joli potentiel. Selon qu’on utilise de l’hydrogène « bleu » ou « vert », les émissions varient. Par exemple, avec de l’hydrogène « bleu », une voiture à pile à combustible émet environ 175 g CO2e/km, alors qu’avec de l’hydrogène « vert », ce chiffre chute à environ 50 g CO2e/km.
Les constructeurs ne sont pas en reste. Des marques comme Polestar et Volvo intègrent déjà des analyses de cycle de vie dans leur méthode de travail. De son côté, Renault a démontré ses capacités avec le concept-car Emblème, qui se veut particulièrement vert en limitant ses émissions totales à seulement cinq tonnes de CO2 sur toute sa durée de vie.
Un futur plus vert
L’étude suggère de maintenir l’interdiction prévue pour 2035 de la vente de voitures thermiques et hybrides. Une révision, programmée pour 2026, permettra de suivre les progrès et de modifier les stratégies si besoin.
Pour que tout ça marche, il faut que les constructeurs poursuivent leurs efforts pour améliorer le bilan carbone global des véhicules en utilisant davantage de matériaux recyclés ou à faible émission de carbone. Par ailleurs, la transparence et la précision des analyses du cycle de vie doivent constamment être retravaillées pour qu’on puisse vraiment comprendre les émissions réelles de chaque véhicule.






