Les automobilistes et les défenseurs de l’environnement se retrouvent face à une nouvelle qui risque de chambouler le monde des véhicules électriques. Selon RTL, une nouvelle règle sur la carte grise des voitures électriques sera appliquée à partir du 1er mai 2025. Jusqu’ici, ces véhicules étaient exonérés d’un coût non négligeable.
Une hausse de tarif pour la carte grise
Pour l’instant, les propriétaires de voitures électriques bénéficient d’un tarif avantageux pour leur carte grise, qui ne coûte que 13,76 € – dont 11 € pour le document et 2,76 € pour l’envoi. Mais dès 2025, la donne va changer : ces véhicules paieront la même taxe régionale que les voitures thermiques, en plus du malus écologique. Le tarif passera alors entre 150 € et 750 €, en fonction du modèle. Cette règle s’appliquera dans toutes les régions françaises, sauf dans les Hauts-de-France.
Le montant futur sera calculé en fonction du nombre de chevaux fiscaux (CV fiscaux) de chaque véhicule et du prix du cheval fiscal fixé par chaque région (par exemple, en Île-de-France, chaque CV fiscal coûte 54,95 €). Ainsi, pour une Renault 5 E-tech avec 5 CV fiscaux, la carte grise s’élèvera à 274,75 €. Quant à une Tesla Model Y avec 8 CV fiscaux, son tarif oscilla entre 450 € et 500 € selon la région. On peut même voir des hausses pouvant atteindre jusqu’à 3 400 %.
Situation économique et environnement (pour mieux comprendre)
Ces changements interviennent alors que les aides pour l’achat de véhicules électriques ont été largement revues à la baisse cette année. Le budget initialement prévu pour une transition vers un parc automobile plus vert est passé de 1,5 milliard d’euros à seulement 700 millions d’euros pour 2025. L’objectif est d’augmenter la part des voitures électriques sur les routes françaises, passant de 1,2 % aujourd’hui à 15 % d’ici 2030.
Les aides précédentes ont aussi été sérieusement diminuées. Le bonus écologique a chuté de 3000 € pour les ménages modestes, la prime à la conversion a été supprimée et le leasing social est en suspens. Ces modifications influenceront directement l’attractivité économique des voitures électriques pour beaucoup de consommateurs.
Réactions et critiques face aux nouvelles mesures
L’association UFC-Que Choisir n’a pas tardé à réagir, dénonçant ces reculs qui, selon elle, mettent en péril la transition vers des véhicules moins polluants, notamment dans les Zones à Faibles Émissions. L’association demande aux pouvoirs publics de veiller à une transition juste et équilibrée.
Dans ses propositions, elle suggère par exemple de réserver le bonus écologique aux véhicules pesant moins de 1,9 tonne et de mettre en place un prêt à taux zéro pour faciliter l’accès aux véhicules verts.






