La Chine se met en route pour instaurer de nouvelles règles sur la conduite à une pédale, très prisée dans les voitures électriques et hybrides. Ces mesures, qui entreront en application à partir de 2026, visent à améliorer la sécurité routière tout en encadrant des technologies modernes comme le freinage régénératif et la conduite autonome. Vu l’essor du marché des véhicules électriques, ces changements devraient se faire sentir dans l’univers automobile mondial.
Des règles sévères pour garantir la sécurité
La nouvelle réglementation chinoise prévoit un cadre plus strict pour la conduite à une seule pédale, sans pour autant l’interdire. Dès le 1er janvier 2026, une nouvelle norme nationale pour les systèmes de freinage sera mise en place. Une des mesures phares impose que les feux stop s’allument dès que la décélération dépasse 1,3 m/s² (cette précaution vise à éviter les ralentissements brusques qui pourraient surprendre les autres usagers).
Par ailleurs, le gouvernement renforce les règles relatives aux véhicules à nouvelle énergie, incluant les batteries et les mises à jour OTA, pour améliorer la sécurité des batteries.
Conduite à une pédale : pratique mais sous contrôle
La conduite « une pédale » permet de freiner jusqu’à l’arrêt simplement en relâchant l’accélérateur. Même si cette fonctionnalité séduit pour sa simplicité en ville, elle ne sera plus activée automatiquement au démarrage du véhicule. À partir de maintenant, le conducteur devra choisir manuellement ce mode pour éviter toute confusion entre l’accélérateur et le frein, ce qui pourrait entraîner des accidents.
Le freinage régénératif, connu aussi sous le nom de « one pedal », récupère l’énergie cinétique pendant la décélération pour la stocker dans la batterie, améliorant ainsi l’autonomie du véhicule tout en ménageant l’usure des freins classiques. Popularisé par Nissan sur la Leaf dès 2017 et repris par Tesla, ce système se retrouve sur divers modèles tels que la Renault Mégane E-Tech, la BMW i3, la Mercedes EQC, la Hyundai Ioniq 5, la Kia EV6, la Xpeng G9 et la MG MG4. Désormais, la loi chinoise exigera que le freinage régénératif soit activé manuellement au démarrage du véhicule.
Retombées possibles en Europe
Alors qu’en Europe aucune règle spécifique n’a encore été adoptée pour encadrer le mode « une pédale », il se pourrait bien que les initiatives chinoises inspirent des mesures pour renforcer la sécurité sur nos routes. Actuellement, sur le vieux continent, les feux stop s’allument obligatoirement dès une décélération de 1,3 m/s², sont facultatifs entre 0,7 et 1,3 m/s² et interdits en-dessous de ce seuil. En revanche, le mode « one pedal » reste peu réglementé, contrairement à la conduite autonome qui est déjà soumise à des règles strictes.
Les arguments de la Chine pour uniformiser les comportements des véhicules pourraient bien intéresser la Commission européenne. En effet, le mode « one pedal » peut parfois provoquer des collisions en raison des ralentissements soudains qu’il induit.
Sécurité améliorée face aux dangers relevés
Les autorités chinoises veulent éviter que, lors d’un imprévu, le conducteur ne réagisse trop lentement, ce qui est crucial pour la sécurité routière. Les différences de freinage entre divers modèles peuvent déstabiliser tant les conducteurs que les autres usagers de la route. Parmi les risques identifiés, on note notamment une hausse des collisions par l’arrière et le temps perdu lors du passage de l’accélérateur au frein.
Certains fabricants, comme Tesla, imposent dès le départ un freinage régénératif assez puissant par défaut. Grâce aux nouvelles règles chinoises, il faudra désormais permettre plusieurs niveaux de régénération : léger, moyen ou fort.



