La récente flambée des prix des carburants en France, liée au conflit au Moyen-Orient, met à mal le portefeuille des automobilistes, et certains se tournent vers l’aide financière pour alléger leurs dépenses. Alors que le prix du litre de carburant atteint des niveaux alarmants, dépassant souvent les 2 € le litre dans la plupart des stations-service françaises, de nombreux foyers se demandent si le chèque énergie pourrait les aider à souffler un peu.
La hausse des prix poussée par le conflit au Moyen‑Orient
Depuis le début de la guerre au Moyen‑Orient, les hausses des carburants ont plongé beaucoup d’automobilistes dans une vraie épreuve budgétaire. Cette situation, qualifiée de « véritable dérapage » par de nombreux usagers de la route, ne semble pas près de s’améliorer dans les semaines qui viennent.
Les annonces récentes, comme celles de Donald Trump au sujet d’un cessez-le-feu et de la réouverture du détroit d’Ormuz, offrent un maigre espoir de baisse des prix, estimée entre 5 et 10 centimes par litre. Mais cette diminution pourrait ne pas se voir avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Dans cette période tendue, TotalEnergies avait décidé de bloquer ses prix depuis le 13 mars, donnant un petit répit aux consommateurs. Mais ces tarifs plafonnés, à 1,99 € pour l’essence et 2,09 € pour le gazole, ont pris fin le 7 avril, relançant la pression sur les conducteurs.
Le chèque énergie, une aide ciblée mais limitée
Introduit en 2018, le chèque énergie vise à aider les ménages à faibles revenus à payer leurs dépenses énergétiques liées au logement. Cette aide, d’un montant moyen de 153 € par foyer, est distribuée automatiquement à 3,8 millions de foyers, soit plus de 6 millions de Français bénéficiaires.
Malgré l’élargissement de ce dispositif en avril pour toucher davantage de ménages, son usage reste très encadré. Le chèque énergie sert exclusivement à régler des dépenses énergétiques domestiques : il ne peut pas être utilisé pour acheter du carburant automobile, confirme Auto Plus.
Le gouvernement a d’ailleurs annoncé qu’aucun soutien universel ne serait mis en place pour les automobilistes pour l’heure, contrairement à la prime carburant prévue en 2025. Pour ceux qui ne reçoivent pas automatiquement le chèque, une demande en ligne est possible jusqu’au 31 décembre 2026.



