XPeng installe des bornes de 1 000 kW en Europe : les ingénieurs de Tesla et Ionity n’avaient pas anticipé une puissance pareille

1 000 kW, 6 minutes de charge, 3 780 stations promises d’ici 2028 : Xpeng dégaine son arme secrète face à Tesla et BYD. Le Danemark ouvre le bal, la France attendra. Voici ce qui se prépare.

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XPeng installe des bornes de 1 000 kW en Europe : les ingénieurs de Tesla et Ionity n'avaient pas anticipé une puissance pareille
XPeng installe des bornes de 1 000 kW en Europe : les ingénieurs de Tesla et Ionity n’avaient pas anticipé une puissance pareille © L'Automobiliste

Xpeng a annoncé, le 16 juillet 2026, le déploiement en Europe d’un réseau de bornes de recharge ultra-rapides, capables de monter jusqu’à 1 000 kW. Le constructeur chinois entend concurrencer directement Tesla, Ionity et BYD sur leur propre terrain.

L’annonce a été faite lors d’une conférence consacrée au lancement européen du nouveau SUV compact de la marque, le L03, également désigné Mona L03 selon Auto Plus. Jusqu’ici, les propriétaires de Xpeng en Europe dépendaient uniquement d’opérateurs tiers, via la plateforme Plugsurfing, qui donne accès à plus de 940 000 points de charge dans 27 pays. Aucune de ces bornes ne porte le logo Xpeng. Ce sera bientôt différent.

Le Danemark en premier, la France dans un second temps

Les premières stations maison, capables de grimper jusqu’à 1 000 kW, doivent ouvrir dès la fin de 2026, au Danemark. Un déploiement plus large suivra en 2027, avec une arrivée en France qualifiée par une source d’« expansion massive ». Le marché français ne verra ces bornes qu’après cette phase.

L’objectif chiffré fixé par Xpeng est de couvrir 31 pays avec plus de 3 780 stations siglées Xpeng d’ici fin 2028, tout en maintenant l’accès à plus de 2,7 millions de points de charge via ses partenaires, dans le monde. Le constructeur promet aussi que ces bornes seront ouvertes à toutes les marques, pas seulement aux siennes. Le nombre exact de stations prévues n’a toutefois pas été communiqué.

Cette stratégie s’appuie sur une implantation déjà réelle sur le continent : un centre de R&D à Munich, une production des modèles G6 et G9 assurée avec Magna en Autriche, plus de 150 concessionnaires actifs et plus de 100 fournisseurs européens, dont Bosch et BASF.

Volkswagen utilise même une plateforme Xpeng pour certains modèles destinés au marché chinois. La marque résume son ambition par la formule « In Europe, For Europe », dans la ligne de ce qu’affiche déjà BYD.

Une batterie tampon pour éviter de saturer le réseau électrique

Aucune voiture vendue en Europe ne peut aujourd’hui absorber 1 000 kW. Xpeng présente ce déploiement comme un investissement anticipant les futurs véhicules, plutôt qu’une réponse à un besoin immédiat.

Pour tenir cette puissance sans surcharger le réseau, chaque station reposera sur une grosse batterie tampon, qui servira de réserve d’énergie pour absorber les pics et lisser la distribution quand plusieurs véhicules rechargent au même moment. Le raccordement électrique de chaque site restera limité à environ 100 kW. Cette même batterie pourra réinjecter de l’électricité dans le réseau quand la demande baisse.

Jusqu’à 15 voitures pourront se brancher simultanément sur une même station. Dans ce cas de figure, la puissance disponible tombe autour de 250 kW par véhicule. À pleine puissance théorique de 1 000 kW, une charge de 10 à 80 % prendrait environ 6 minutes, contre 12 minutes aujourd’hui sur les modèles G6 et G9 de la marque.

BYD promet un temps comparable, autour de 6 minutes, avec ses futures stations. L’objectif affiché à terme est de se rapprocher du temps d’un plein d’essence classique, environ 5 minutes en moyenne.

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