Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : ces équipements sont désormais obligatoires dans certaines voitures

Depuis le 7 juillet 2026, impossible d’acheter une voiture neuve sans caméra qui surveille votre regard. Combien ça vous coûtera vraiment, et que devient cette donnée ? La réponse surprend.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : ces équipements sont désormais obligatoires dans certaines voitures
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : ces équipements sont désormais obligatoires dans certaines voitures © L'Automobiliste

Depuis le mardi 7 juillet 2026, aucune voiture neuve ne peut plus être vendue en Europe sans une caméra de surveillance du conducteur et un système de freinage d’urgence amélioré. Ces deux équipements, jusque-là réservés à certains modèles ou proposés en option, deviennent obligatoires sur tous les véhicules particuliers et utilitaires légers neufs en vertu de la réglementation européenne.

Cette échéance correspond à la troisième phase du règlement européen GSR2 (General Safety Regulation), déployé par étapes de deux ans depuis 2022. L’objectif affiché par la réglementation est de réduire le nombre d’accidents graves sur les routes du continent. Selon la Commission européenne, la combinaison de la caméra de surveillance et du freinage d’urgence permettrait d’éviter jusqu’à 25 000 morts d’ici à 2038.

Une caméra qui surveille le regard, un freinage qui repère les cyclistes

Le premier dispositif, une caméra fixée derrière le volant, analyse en continu les signes d’inattention ou de fatigue du conducteur. Entre 20 et 50 km/h, une alerte sonore se déclenche si l’attention est détournée pendant plus de 6 secondes ; au-delà de 50 km/h, les signaux deviennent plus rapprochés. Le système s’active automatiquement à chaque démarrage, même s’il reste possible de le désactiver manuellement en cours de trajet.

Arnaud Aymé, spécialiste transports au cabinet SIA, décrit sur RMC une caméra qui détecte automatiquement des signes de fatigue ou d’inattention, et qui, dans ce cas-là, émet un signal sonore. Ce dispositif, baptisé ADDW, remplace les anciens systèmes DAW obligatoires depuis 2024, qui se contentaient d’analyser les mouvements du véhicule et des mains sur le volant.

D’ici à 2029, un suivi encore plus précis du regard doit encore être intégré. D’après le site service-public, la technologie respecterait le RGPD et ne conserverait aucune donnée biométrique.

Le second équipement concerne le freinage automatique d’urgence. Le système, déjà capable de détecter les voitures depuis 2024, doit désormais reconnaître piétons et cyclistes. En cas de danger identifié à plus de 50 km/h, le véhicule avertit d’abord le conducteur, puis freine automatiquement.

Autre nouveauté : les feux stop, jusqu’ici simplement allumés, clignoteront désormais lors d’un freinage d’urgence. « Ça vise à prévenir de manière encore plus visible les véhicules derrière », précise Arnaud Aymé.

Le règlement va plus loin sur deux autres fronts. L’aide au maintien dans la voie (ELKS), déjà généralisée en 2024, s’étend désormais aux véhicules à direction hydraulique, jusqu’ici exemptés et principalement des tout-terrain. Ces modèles devront intégrer des actionneurs pilotés électroniquement, une contrainte technique qui pourrait pousser certains constructeurs à changer purement et simplement de type de direction.

Par ailleurs, la zone d’absorption d’énergie en cas de choc frontal avec un piéton s’agrandit, au niveau du capot et des montants de pare-brise, ce que la fiche technique du règlement présente comme le changement le plus lourd en matière de conception et d’ingénierie.

Les véhicules déjà en circulation ne sont pas concernés : aucune mise à niveau n’est exigée de leurs propriétaires. Certains modèles anciens pourraient en revanche disparaître des catalogues si leur architecture ne permet pas d’intégrer ces nouvelles exigences.

Un surcoût de plusieurs centaines d’euros, mal accepté

Ces technologies ont un prix, qui se répercute sur celui de la voiture. Selon Arnaud Aymé, un coût qui se chiffre en centaines d’euros peut atteindre le millier d’euros. Ça reste marginal sur des modèles haute-gamme, mais par contre c’est tout à fait significatif sur des modèles d’entrée de gamme.

Cette hausse pourrait pousser certains automobilistes vers l’occasion ou les inciter à conserver leur véhicule actuel, même si rien ne garantit que les constructeurs répercutent intégralement ce surcoût, alors que leurs ventes reculent déjà.

Une exemption partielle se prépare pour les futures petites voitures électriques homologuées M1E, dites E-Cars, que la Commission souhaite voir proposées à moins de 20 000 €. De plus en plus de constructeurs installent par ailleurs des boutons permettant de désactiver les fonctions les plus intrusives, comme l’alerte de survitesse ou le maintien dans la voie, la loi imposant toutefois leur réactivation automatique à chaque redémarrage.

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