Bonne nouvelle pour les conducteurs français : Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc, a annoncé une baisse provisoire des prix des carburants de 0,30 € par litre, confirme RTL. Elle s’appliquera dans les stations E.Leclerc et dans la coopérative Système U, et « probablement » aussi dans les stations Intermarché et Carrefour. La réduction concerne tous les carburants, avec une attention particulière sur le baisse des prix du diesel.
Comment ça marche et qui est concerné
La baisse se fera en deux étapes : d’abord 0,23 € par litre, puis 0,07 € supplémentaires. Leclerc explique vouloir « mettre la pression sur les raffineurs » pour obtenir cette diminution, même si elle reste qualifiée de provisoire.
L’initiative arrive après une montée des prix depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, une situation qui, selon Leclerc, peut provoquer des fluctuations à court terme, similaire à la baisse des prix des carburants observée en 2025. Cette mesure vise à toucher une large part du marché si d’autres enseignes comme Intermarché et Carrefour s’y associent, offrant ainsi économies pour les conducteurs. Reste toutefois l’avertissement : la baisse pourrait ne pas durer si le conflit se prolonge.
Contrôles et sanctions : ce qu’il faut savoir
Pendant que la baisse est mise en place, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a demandé aux distributeurs de corriger les anomalies de prix.
De son côté, Sébastien Lecornu a annoncé 500 contrôles dans les stations‑service pour repérer des hausses abusives. Au total, 513 stations ont déjà été contrôlées, et 5 % d’entre elles ont fait l’objet de sanctions.
Le délégué général de « 40 millions d’automobilistes », Pierre Chasseray, critique l’opération, l’appelant un « enfumage politique ». Il déplore que l’État semble ignorer des tarifs de carburant à 2,10 €, qui, selon lui, « asphyxient les Français ».
Chiffres et réactions du gouvernement
Les marges de raffinage et de distribution ont augmenté de façon notable depuis 2025, ce qui joue un rôle important dans la formation des prix à la pompe, notamment avec la hausse des prix du gazole.
En parallèle, Philippe Tabarot, ministre des Transports, reconnaît que ces hausses rapides posent problème et annonce une réunion avec les transporteurs français pour discuter des mesures à venir. Parmi les options envisagées figurent la libéralisation des stocks stratégiques de pétrole ou une baisse de la TVA. Tabarot insiste sur la nécessité d’évaluer les conséquences financières : un manque à gagner estimé entre 15 à 20 milliards d’euros.





