Le cybercriminel utilisant le pseudonyme ChimeraZ a revendiqué, le samedi 24 octobre 2026, le vol d’une base de données regroupant des plaques d’immatriculation françaises associées à des informations personnelles, qu’il propose désormais à la vente. L’information a été rapportée par French Breaches.
Selon les chiffres avancés par le pirate, le fichier contiendrait 905 097 enregistrements. ChimeraZ affirme avoir récupéré 847 064 plaques d’immatriculation distinctes, accompagnées de 506 003 adresses e-mail et de 474 906 numéros de téléphone, en plus de noms, prénoms et adresses postales. Ces totaux ne correspondent pas forcément au nombre de personnes réellement touchées : un même individu peut posséder plusieurs véhicules, et une plaque peut apparaître dans plusieurs enregistrements du fichier.
Aucun élément ne laisse penser que des numéros de sécurité sociale, des mots de passe ou des données bancaires auraient également été dérobés. Pour l’heure, cette revendication n’a pas été confirmée par une source officielle : ni l’origine de la base, ni l’organisme qui en aurait été dépossédé ne sont connus.
Si la fuite se confirmait, des centaines de milliers de Français pourraient être concernés. L’association d’une plaque d’immatriculation à une identité, un numéro de téléphone et une adresse postale complète accroît le risque pour la confidentialité des personnes visées.
Des menaces se détachent
- D’une part, des campagnes de phishing ciblées pourraient se multiplier, avec des messages frauduleux se faisant passer pour des services automobiles ou administratifs.
- D’autre part, le risque d’usurpation d’identité se pose, notamment à travers des escroqueries liées aux véhicules : un SMS réclamant le paiement urgent d’une amende ou de frais administratifs en est l’exemple le plus courant.
Face à ce type de sollicitation, la prudence reste de mise. Il est recommandé de se méfier des messages exigeant un règlement immédiat et de ne jamais ouvrir de lien suspect reçu par SMS ou par message.





