Ces plaques d’immatriculation roses affolent la police : “On m’arrête tout le temps”

Saviez-vous qu’environ 250 000 cas d’usurpation de plaques sont signalés chaque année en France ?

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Ces plaques d'immatriculation roses affolent la police : “On m’arrête tout le temps”
Ces plaques d’immatriculation roses affolent la police : “On m’arrête tout le temps” © L'Automobiliste

Depuis le 1er janvier, une surprise colorée est apparue sur les routes françaises : les plaques d’immatriculation roses sont désormais roses, en remplacement des anciennes plaques blanches avec les lettres « WW ». Cette mesure, révélée par une enquête du JT de 20H de TF1, a pour objectif de lutter contre l’usurpation d’immatriculation en France.

Pourquoi ce changement ?

La décision de modifier la couleur des plaques provisoires répond à un problème récurrent de sécurité routière : les usurpations de plaques. Selon le ministère de l’Intérieur, environ 250 000 cas d’usurpation sont recensés chaque année. Ces situations génèrent de lourdes conséquences pour les victimes, qui reçoivent souvent des contraventions injustifiées pour excès de vitesse et autres délits.

Dans un cadre où l’État a délégué la gestion des cartes grises à des entreprises privées pour soulager les préfectures, il est devenu nécessaire d’améliorer la surveillance des plaques provisoires. Le commissaire Cassandre Leblond, du Service départemental de sécurité publique (SDSP) du Nord, explique que la nouvelle couleur facilitera l’identification et le contrôle par les forces de l’ordre, réduisant ainsi les risques de fraude.

Ce que ça change pour les automobilistes

La mesure concerne tous les véhicules neufs ou importés. Les nouvelles plaques provisoires affichent une date de validité, ce qui permet de vérifier rapidement leur légitimité. Pour Marc Jeansou, président de l’Automobile club du nord de la France (ACNF), cette date est parlante : « Vous avez la date de péremption dessus, comme pour les yaourts. Donc le policier sait immédiatement si le gars est dans les clous ou pas ».

Ce changement a surpris certains conducteurs. Un automobiliste nordiste a avoué sa confusion, pensant que la couleur rose était une option personnalisable. Un citoyen anonyme raconte aussi ses doutes face aux contrôles : « Depuis que j’ai ces plaques roses, je me fais sans cesse contrôler. Pourtant, c’est marqué qu’elles sont valides encore quatre mois, donc je ne comprends pas ».

Conséquences pratiques et côté juridique

Les automobilistes qui ne respectent pas l’obligation de changer leurs plaques provisoires s’exposent à une amende de 135 €. Le non-remplacement de ces plaques dans le délai imparti de 14 mois peut entraîner des sanctions financières plus lourdes. Stéphane Ponchaux, un garagiste du Nord, met en garde contre les risques de double attribution de plaques : quand cela arrive, c’est le dernier détenteur de la plaque qui reçoit les procès-verbaux, surtout pour excès de vitesse.

Les plaques roses ont entraîné une multiplication des contrôles de police, dont l’objectif principal est de vérifier la validité des plaques provisoires pour prévenir les infractions et les fraudes. Si ce changement a pu surprendre certains, il vise à mieux protéger les automobilistes honnêtes et à réduire le nombre de poursuites injustes.

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