Stellantis rappelle 16 000 voitures pour risque d’incendie

Un important rappel volontaire touche Stellantis : plusieurs modèles Peugeot, Citroën, DS et Opel produits entre 2019 et 2022 sont concernés par un problème de batterie haute tension susceptible de provoquer une surchauffe, voire un incendie.

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Stellantis 16 000 Voitures Incendie
Stellantis rappelle 16 000 voitures pour risque d’incendie © L'Automobiliste

Depuis le 22 septembre 2025, Stellantis a lancé une campagne de rappel à grande échelle. Plusieurs modèles emblématiques du groupe, dont la Peugeot 3008 et la Citroën C5 Aircross, sont rappelés pour un défaut de batterie présentant un risque d’incendie. Cette mesure préventive vise à protéger les usagers et à limiter l’impact d’un problème technique qui touche des milliers de conducteurs français.

Quels modèles Stellantis sont rappelés et pourquoi ?

Le rappel concerne un large éventail de modèles issus de différentes marques du groupe. Parmi eux, la Peugeot 3008 V2 et la 508 V2, produites entre le 2 juillet 2019 et le 12 octobre 2022, figurent en tête de liste. À leurs côtés, on retrouve le Citroën C5 Aircross assemblé entre le 20 janvier 2021 et le 18 février 2021, le DS7 Crossback produit entre le 7 mars 2019 et le 27 septembre 2021, ainsi que l’Opel Grandland X sorti des chaînes entre le 2 juillet 2019 et le 19 août 2021.

Selon les documents transmis à la presse, la batterie haute tension risque dans certains cas de provoquer une surchauffe et d’entraîner un incendie. Même si aucun accident grave n’a été rapporté à ce stade, Stellantis préfère agir en amont pour éviter toute conséquence dramatique. Cette communication s’inscrit dans la stratégie de prévention adoptée par l’ensemble de l’industrie automobile confrontée à la montée en puissance des technologies électrifiées.

Combien de voitures sont touchées et que doivent faire les propriétaires ?

En France, 16 000 véhicules sont directement concernés par ce rappel. Ce chiffre important démontre l’ampleur du problème, d’autant que les modèles visés couvrent une période de production de près de quatre ans. À l’échelle européenne, d’autres campagnes similaires pourraient suivre, mais Stellantis n’a pas encore précisé le nombre total de voitures impactées.

Pour les conducteurs, la marche à suivre est claire : vérifier le numéro de châssis (VIN) de leur véhicule afin de savoir si celui-ci figure dans la liste des lots rappelés. Les concessionnaires agréés ont reçu pour mission d’accueillir les clients, de réaliser un diagnostic complet et, si nécessaire, de mettre à jour le logiciel de gestion de la batterie ou de procéder à son remplacement intégral. « Toutes les opérations seront gratuites et prises en charge par le constructeur », a confirmé Stellantis.

Risques liés aux batteries et impact économique du rappel

Les batteries haute tension, cœur des véhicules hybrides et électriques, reposent sur une chimie complexe à base de lithium. Lorsqu’un défaut interne survient, un phénomène d’emballement thermique peut apparaître : la température monte rapidement, endommage les cellules et provoque parfois un départ de feu. Ces risques expliquent la vigilance accrue des autorités et des constructeurs autour de la sécurité des batteries.

Sur le plan financier, Stellantis prend l’intégralité des frais à sa charge. Les propriétaires ne subiront donc aucun coût direct. Toutefois, l’opération a un prix pour le groupe : entre la logistique, les diagnostics et les remplacements éventuels de batteries, la facture pourrait se chiffrer en millions d’euros. Pour les assureurs, ces rappels sont aussi suivis de près, car les incendies liés aux batteries peuvent occasionner des indemnisations particulièrement lourdes, touchant à la fois les véhicules et d’éventuels dommages matériels environnants.

Pour Stellantis, ce rappel important est une nouvelle atteinte à une image de marque déjà fragilisée. L’été fut rythmé par de nombreux rappels de véhicules à cause d’airbags défectueux, au point que certains pourraient être immobilisés lors du contrôle technique. Les matériaux utilisés par Stellantis, parfois peu chers pour limiter les coûts de production et rester compétitifs sur un marché sans pitié, pourraient bien finir par signer la mort du groupe. Il reste à espérer que la marque saura convaincre dans d’autres domaines, et que cela fera oublier ses lacunes sécuritaires.

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