Déjà 52 départements repassent à 90 km/h, êtes-vous concerné ?

Le retour aux 90 km/h sur certaines routes françaises soulève des débats passionnés.

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Déjà 52 départements repassent à 90 km/h, êtes-vous concerné ?
Déjà 52 départements repassent à 90 km/h, êtes-vous concerné ? © L'Automobiliste

Depuis quelques années, la limitation de vitesse sur le réseau routier secondaire en France alimente toujours les discussions. Instaurée le 1er juillet 2018, la réduction à 80 km/h visait à améliorer la sécurité routière. Lancée par l’ex-Premier ministre Édouard Philippe, la mesure n’a pas fait l’unanimité et est devenue un symbole de la contestation pendant la crise des Gilets jaunes. Huit ans plus tard, la donne a évolué : plusieurs départements ont choisi de repasser partiellement à la limitation à 90 km/h.

Retour à 90 km/h : ce que disent les chiffres

D’après RTL, le rétablissement de la limite à 90 km/h concerne aujourd’hui 52 départements, avec plus de 61 000 kilomètres de routes concernés par cette réduction de la vitesse. C’est une hausse de 10 km/h, soit un retour à la situation pré-2018 pour une partie du réseau. Sur environ 900 000 km de routes secondaires en France, cet ajustement touche une part notable, même si la majorité des voies reste à 80 km/h.

Parmi les départements pionniers pour réintroduire cette limite figurent la Haute-Marne, le Cantal et la Corrèze, qui ont adopté ces mesures il y a plus de cinq ans. À ce jour, huit départements, à savoir l’Allier, l’Ardèche, l’Aveyron, le Cantal, la Corrèze, la Creuse, l’Eure, et le Puy-de-Dôme, ont choisi d’appliquer la limitation à l’ensemble de leur réseau.

Gers : ce que ça change sur le terrain

Dans le Gers, la nouvelle réglementation est entrée en vigueur le 16 février dernier, et concerne 16 % du réseau secondaire. Un premier test avait déjà été mené en juin 2022 avec le relèvement de la vitesse sur 350 km. Aujourd’hui, ce sont 220 km de routes départementales qui sont concernés.

Ces changements provoquent des réactions variées. En Corrèze, le président du conseil départemental, Pascal Coste, affirme que la décision a fait baisser le nombre de morts sur les routes, qui serait passé (selon lui) d’une fourchette de 8 à 15 décès annuels à 4 ou 5. Pour Pascal Coste, la vitesse « n’était résolument pas le bon sujet », et il critique une approche administrative qu’il qualifie de « technocratique et parisienne ».

La sécurité routière : des avis qui divergent

Malgré la satisfaction de certains élus locaux, le retour aux 90 km/h est désapprouvé par d’autres acteurs de la sécurité routière. Jean-Yves Lamant, dirigeant de la Ligue contre la violence routière, défend l’idée que le passage à 80 km/h avait été bénéfique, en citant un rapport de janvier 2020 qui attribue la sauvegarde de 331 vies en 18 mois à cette mesure.

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