Rouler à 150 km/h : c’est désormais possible sur cette autoroute

La République tchèque et l’Italie osent défier les normes en augmentant la vitesse sur autoroute.

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Rouler à 150 km/h : ce que cela va vraiment changer pour les automobilistes de cet autoroute
Rouler à 150 km/h : c’est désormais possible sur cette autoroute © L'Automobiliste

La décision d’augmenter la limitation de vitesse sur certaines autoroutes en République tchèque et en Italie provoque pas mal de discussions dans toute l’Europe. Tandis que la majorité des pays européens choisissent de baisser la vitesse maximale pour renforcer la sécurité sur la route, ces deux nations prennent le contre-pied. Ce choix pourrait modifier la sécurité des usagers et notre environnement, tout en posant la question de l’adaptation des infrastructures routières actuelles.

Changement sur l’autoroute en république tchèque

En juin 2025, sur certains tronçons autoroutiers de la République tchèque, l’augmentation de la vitesse maximum passera de 130 km/h à 150 km/h. Les sections concernées, c’est-à-dire l’autoroute D3 entre Tábor et České Budějovice, ainsi que les tronçons autoroutiers D11 et D1, seront modifiées. C’est la première fois depuis 1997 – année où la limite était passée de 120 à 130 km/h – que l’on envisage une hausse de cette ampleur. Ce mouvement va à contre-courant des pratiques actuelles en Europe qui favorisent une baisse des vitesses pour favoriser la sécurité.

Toutefois, cette mesure n’est pas acceptée par tout le monde. Bon nombre de personnes critiquent ce choix en évoquant, par exemple, un risque plus élevé d’accidents graves. Parallèlement, les travaux pour changer la signalisation sont déjà en route.

Zoom sur l’italie et d’autres pays

L’Italie envisage elle aussi de relever la limitation de vitesse sur certains segments des autoroutes. En 2023, grâce à l’impulsion du ministre des Transports Matteo Salvini, le projet a repris pour tester une vitesse maximale de 150 km/h sur quelques tronçons pilotes. En réalité, cette limite figure dans le code de la route italien depuis 2002, mais elle n’avait jamais été vraiment appliquée à cause des exigences techniques pointilleuses et des frais élevés liés à sa mise en œuvre.

Pendant ce temps, la France reste sur la défensive face à cette tendance. Les responsables français pensent plutôt à une baisse potentielle des vitesses afin de préserver la sécurité sur nos routes et de limiter les émissions polluantes. Ils craignent aussi que passer à une limite plus élevée n’entraîne une augmentation du nombre d’accidents.

Discussions sur la hausse de la vitesse

Les défenseurs de cette modification avancent que les voitures actuelles sont conçues pour rouler vite tout en conservant un bon niveau de sécurité routière. Matteo Salvini trouve même que c’est du “bon sens”, expliquant que cela pourrait encourager les conducteurs à rester plus concentrés. Mais cette vision n’est pas partagée par tout le monde.

Certaines personnalités, comme Emmanuelle Dancourt, n’y voient qu’une “ineptie totale”, alors que Francis, ancien agent routier, met en garde contre les dangers liés aux obstacles sur les voies rapides. Yves Carra, porte-parole de Mobilité club France, rappelle par ailleurs que, contrairement aux Allemands, les Français ne sont pas habitués à rouler à de telles vitesses.

Questions pratiques et conséquences potentielles

Un autre argument souvent avancé concerne le temps gagné sur la route. Une simulation réalisée par Autoplus montre qu’un trajet entre Calais et Perpignan passerait d’environ 1 heure et 10 minutes en roulant à 130 km/h à une durée réduite si l’on roulait en moyenne à 150 km/h. Cela dit, ce gain reste théorique puisque certaines portions du parcours restent soumises à des limitations différentes.

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