Un arrêté publié au Journal officiel le mercredi 12 août 2026 instaure une aide pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion chez un professionnel de l’automobile. La mesure entrera en vigueur le 1er septembre 2026.
Ce nouveau dispositif est financé par les certificats d’économies d’énergie (CEE), payés par les fournisseurs d’énergie. Il ne s’agit pas d’une résurrection du bonus de 1 000 euros supprimé en 2024 : l’enveloppe versée dépend cette fois des cours des CEE et de la politique commerciale de l’opérateur qui la distribue, ce qui explique une fourchette assez large selon les cas.
Pour le grand public, le montant tourne autour de 337 euros par véhicule, une somme que la fiche qualifie elle-même de symbolique. L’aide grimpe nettement pour les professionnels du service à la personne et de l’aide à domicile, qui peuvent toucher jusqu’à 2 360 euros, à condition que le véhicule acheté coûte moins de 25 000 euros.
Les critères d’accès sont précis. Le véhicule doit avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, être vendu ou loué exclusivement par un professionnel, et rester la propriété de l’acheteur, ou le bien loué, pendant trois ans minimum, explique L’Argus.
Son prix ne doit pas dépasser 25 000 euros TTC, sa masse en ordre de marche pas excéder 1 800 kg, et sa batterie afficher un état de santé (SOH) d’au moins 80 %. Si ce SOH n’est pas mesurable, une autonomie résiduelle d’au moins 200 km constatée lors d’un essai peut suffire, mais ce critère reste secondaire par rapport au SOH.
La Renault Zoé et la MG4 en tête de liste, la Dacia Spring sous surveillance
L’Argus a passé au crible les annonces professionnelles et recensé plusieurs dizaines de modèles concernés. La Renault Zoé figure parmi les solutions les plus accessibles, avec de nombreux exemplaires à moins de 100 000 km pour moins de 10 000 euros, disponible en versions batterie de 41 kWh ou 52 kWh.
La MG4, chinoise, reste éligible malgré son exclusion du bonus écologique en neuf pour cause d’éco-score insuffisant : ses versions de 51, 64 ou 77 kWh se négocient entre 16 000 et 20 000 euros en occasion.
La Dacia Spring, présentée comme une candidate naturelle avec plus de 1 000 annonces chez les professionnels et des exemplaires à moins de 50 000 km pour moins de 10 000 euros, se heurte toutefois à des problèmes de corrosion touchant la traverse ou le carter inférieur de la batterie, susceptibles de dégrader prématurément le SOH et donc de compromettre l’accès à la prime.
Le critère de poids exclut d’office plusieurs modèles pourtant proposés sous 25 000 euros en occasion : Audi Q4 e-tron, Cupra Born, Hyundai Ioniq 5, MG Marvel R, Nissan Ariya, Skoda Enyaq, Tesla Model Y, Volkswagen ID.4 et Volvo XC40 Recharge.
D’autres restent accessibles selon leur configuration : la Tesla Model 3 en version Standard Range Plus, dotée d’une batterie de 50 kWh, et la Volkswagen ID.3 en finition Pure, avec une batterie de 48 kWh, passent sous la barre des 1,8 tonne.
Pour les amateurs de sensations, la Mini Cooper SE, qui développe 184 ch, et l’Abarth 500e, avec ses 155 ch, figurent aussi sur la liste des véhicules éligibles.
Un second arrêté, publié le même 12 août 2026, crée une aide distincte pour les taxis achetant ou louant un véhicule électrique neuf, cette fois financée elle aussi par les CEE. Le montant peut atteindre jusqu’à 5 500 euros, à condition que le véhicule et sa batterie soient fabriqués en Europe.



