En Slovaquie, une loi surprenante a enflammé les réseaux et déclenché un buzz à l’international. Le Parlement slovaque a adopté en octobre 2025 un amendement au code de la route établissant une limitation de vitesse de 6 km/h sur les trottoirs, applicable aux piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinettes. Cette mesure, présentée comme visant à « protéger les usagers vulnérables », a provoqué autant de moqueries que de débats, laissant perplexes citoyens et observateurs étrangers sur le réaménagement urbain.
Ce que dit la loi et comment elle a été reçue
D’après Auto Plus, la loi doit entrer en vigueur le 1er janvier 2026 et a été votée dans le but affiché de réduire les collisions et d’apaiser les déplacements en ville. Pour beaucoup, l’idée qu’un simple trajet sur un trottoir puisse être soumis à une telle règle a soulevé une avalanche de critiques.
Dan Kollar, président de la Cyklokoalicia, a dénoncé la mesure auprès de l’AFP, la qualifiant d’absurde. Il a aussi souligné l’impraticabilité de la règle, arguant qu’à 6 km/h, « il est difficile de rester en équilibre et même les enfants de 3 à 4 ans surpassent cette vitesse sur leurs vélos. »
Sur Internet, la proposition a déclenché un festival d’humour. Des images et mèmes satiriques abondent, montrant par exemple un radar flashant un piéton à 6,3 km/h. Les détournements se propagent vite, faisant de l’application de la mesure une source internationale de dérision.
Les soucis pratiques et les critiques
L’opinion publique oscille entre scepticisme et hilarité face à l’idée de contrôler une « vitesse de marche ». Comment distinguer un piéton pressé d’un piéton « récalcitrant » ? Qui sera chargé de contrôler ces déplacements ?
Parmi les suggestions moquées, certains évoquent des patrouilles équipées de radars miniatures, d’autres imaginent un marquage au sol indiquant la vitesse recommandée. Dan Kollar regrette que ce cadre juridique pourrait amener quotidiennement des enfants à enfreindre la loi, ce qui risquerait d’apprendre l’acceptation de la transgression par mauvaise foi.
Les objections pratiques se multiplient : qui, hormis quelqu’un qui ferait exprès de marcher lentement, pourrait maintenir strictement 6 km/h sans avoir l’impression d’avancer au pas ? Pour les associations de mobilité, la mesure illustre une dérive administrative où chaque détail de la vie quotidienne pourrait être réglementé, y compris la conformité légale de la façon de marcher. La critique pointe aussi l’aspect technique — rester en équilibre à cette vitesse pose question.



