L’Allemagne déclare la guerre aux camions en surcharge : la France osera-t-elle faire pareil ?

L’Allemagne innove avec un système automatisé pour surveiller les camions en surcharge.

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L’Allemagne déclare la guerre aux camions en surcharge : la France osera-t-elle faire pareil ?
L’Allemagne déclare la guerre aux camions en surcharge : la France osera-t-elle faire pareil ? © L'Automobiliste

L’Allemagne s’apprête à lancer un système innovant de contrôle automatisé des camions en surcharge sur ses autoroutes, prévu pour fonctionner d’ici 2026. Ce dispositif a pour but de protéger les routes, souvent mises à rude épreuve par des véhicules trop lourds. L’opération, ciblée sur l’autoroute A4, vise un axe particulièrement fréquenté par les poids lourds.

Un système high-tech installé dans la chaussée

Au cœur de cette technologie, des capteurs piézoélectriques encastrés dans l’asphalte mesurent le poids des véhicules qui passent. Grâce à ce procédé, le système détecte automatiquement quand un camion dépasse la limite autorisée. En cas d’infraction, l’immatriculation du véhicule apparaît sur un panneau LED, incitant le conducteur à se garer pour une vérification complémentaire, renforçant ainsi l’importance de la limitation de vitesse.

Une fois arrêté, le camion est re-pesé sur un pont-bascule calibré pour confirmer la surcharge. Selon l’excès constaté, les amendes varient de 30 € à 452 €, rapporte Auto Plus. Si le surplus dépasse 5 %, le chauffeur doit alors décharger l’excédent avant de reprendre la route. Pour faciliter cette démarche, des zones de déchargement supplémentaires seront aménagées le long du parcours.

Un enjeu de taille pour la sécurité et l’état des routes

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2024, l’Office fédéral de la logistique et de la mobilité (BALM) a contrôlé 146 569 camions, dont 16 158 étaient en surcharge. Ces véhicules posent plusieurs problèmes :

  • une capacité de freinage réduite,
  • des difficultés en montée,
  • une usure prématurée des pneus et des essieux,
  • et une pression excessive sur des ponts souvent vieillissants, ce qui affecte la sécurité routière.

Le premier test se fera sur l’A4, entre Aix-la-Chapelle et Cologne, juste avant l’aire de repos de Rur-Scholle-Süd. Ce choix n’est pas anodin, car « d’importants volumes de marchandises transitent par l’A4 depuis les ports d’Anvers et de Rotterdam », précise un responsable du BALM. De plus, cet tronçon se situe à proximité du plus grand terminal de fret conteneurisé d’Allemagne, Cologne-Eifeltor.

Vers un déploiement à l’échelle nationale

Avec environ 500 contrôles quotidiens envisagés sur le site pilote, l’objectif est de répandre le dispositif sur 16 sites automatisés d’ici 2028. Si l’expérience s’avère concluante, elle pourrait inspirer d’autres pays confrontés aux mêmes défis. Par exemple, en France, les contrôles reposent actuellement sur des arrêts ciblés ou des opérations programmées. Un système similaire offrirait des avantages notables en termes d’efficacité et de sécurité sur les routes.

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