Xiaomi, qui s’était fait un nom avec ses smartphones innovants, se tente maintenant au secteur des véhicules électriques. Ce virage marque un changement stratégique important pour l’entreprise chinoise, qui veut diversifier ses activités face aux évolutions incessantes du secteur tech. Avec une demande mondiale des véhicules électriques en constante progression, l’arrivée de Xiaomi ne passe pas inaperçue ni auprès des investisseurs ni auprès des consommateurs.
Une diversification qui décoiffe
Depuis ses débuts en Chine, Xiaomi a avant tout brillé dans le monde de la technologie, notamment grâce à son code boursier 1810.HK. Bien que le public ne le reconnaissait qu’en tant que fabricant de smartphones il y a moins de trois ans, la boîte a décidé de voir plus grand en se lançant dans les véhicules électriques. En fin 2023, Xiaomi présentait sa toute première voiture électrique, ouvrant ainsi officiellement la porte à ce secteur particulièrement compétitif.
La première bête de route signée Xiaomi, la SU7, est une berline électrique qui a conquis très vite le marché chinois. Le succès fulgurant du SU7 a obligé l’entreprise à accélérer la production pour répondre à la demande croissante. Depuis décembre, ce modèle dépasse même les ventes mensuelles de la bien connue Tesla Model 3, un fait marquant pour souligner la concurrence de Tesla.
Une gamme qui s’étoffe et quelques embûches logistiques
En mai 2025, Xiaomi a lancé son deuxième modèle, le SUV YU7, un SUV qui a immédiatement fait sensation. Plus de précommandes du YU7 ont été commandés dès le lancement, avec un nombre impressionnant de commandes enregistrées dans les 18 premières heures. Toutefois, cet engouement rapide lui pose des problèmes logistiques.
Les délais d’attente pour le YU7 dépassent maintenant un an et cela commence à fâcher pas mal de clients qui trouvent l’attente trop longue. Pour répondre à ces critiques et à la nécessité d’augmenter la production, Lei Jun, le PDG de Xiaomi, a affirmé : « Nous nous efforcerons d’augmenter la capacité ».
À l’assaut du marché étranger
Pour l’instant, Xiaomi se concentre sur le marché chinois, mais l’entreprise a déjà de grands plans pour l’international. Un contrat signé en février 2025 pourrait bien voir les véhicules Xiaomi débarquer en Russie, et l’entreprise prévoit de commercialiser ses voitures en Europe dès 2027.
Il n’y a toutefois pas encore de projet de construction d’usines en Europe. Mettre sur pied une unité de production sur le Vieux Continent pourrait, par ailleurs, permettre à Xiaomi d’éviter certains droits de douane et de bénéficier de bonus écologiques dans des pays comme la France.






