Créé en 1997, l’Euro NCAP s’est imposé comme une référence incontournable pour évaluer la sécurité des voitures. Cet organisme indépendant, réputé pour ses crash-tests rigoureux, a su évoluer au fil du temps. Aujourd’hui, il ne se contente plus de mesurer la tenue des véhicules en cas de collision, mais teste également les systèmes d’aide à la conduite. En 2025, son rôle est plus important que jamais, avec un nombre grandissant de voitures évaluées et des critères de notation plus stricts qui rendent l’obtention des cinq étoiles particulièrement difficile.
Les derniers résultats et tendances qui se dessinent
Les chiffres publiés en juillet 2025 montrent une vraie bataille entre voitures électriques et thermiques sur le terrain de la sécurité. On voit bien que les modèles chinois tiennent leur rang à l’international. Toutefois, certains véhicules peinent encore à décrocher la note parfaite de cinq étoiles à cause de défauts facilement évitables.
Parmi les modèles non parvenus à obtenir la note maximale, on retrouve les SUV TIGGO 7 et TIGGO 8 de Chery. Ces voitures rencontrent des soucis avec leurs airbags rideaux qui ne se déploient pas comme il faut durant les tests, ce qui les limite à quatre étoiles malgré quelques tentatives de correction.
Points forts et déceptions
Le Polestar 4, un SUV-coupé du constructeur sino-suédois Polestar, a su impressionner avec une protection des adultes notée à 92 %, décrochant ainsi les cinq étoiles. Le groupe Geely se distingue aussi, avec le Lynk & Co 02 et le Zeekr 7X qui obtiennent tous deux les cinq étoiles, affichant respectivement 89 % et un score global similaire en aides à la conduite.
D’autres modèles chinois, comme le MG P9 EV et le SUV Omoda 9, ont également brillé en obtenant des scores élevés pour la protection des occupants adultes. Par contre, tout n’est pas parfait pour tout le monde : le Hyundai Inster a été pénalisé après un incident lors du test de choc latéral, provoquant le déverrouillage inattendu de la porte conducteur. Ce hic lui a valu une note de quatre étoiles avec seulement 70 % de protection pour les adultes.
Progrès réalisés et défis qui subsistent
Certaines modèles ont su tirer les leçons des tests précédents pour améliorer leurs performances. Le Ford Tourneo Courier en est un bel exemple : après un score en demi-teinte en 2024, il a repassé à l’essai avec un système de retenue arrière retravaillé, lui permettant de grimper jusqu’à quatre étoiles.
Les résultats détaillés révèlent également que, même parmi les modèles notés quatre étoiles, il y a encore des marges d’amélioration dans plusieurs domaines, notamment la protection des piétons ou les systèmes d’assistance, qui pourraient être influencés par des facteurs identifiés lors du contrôle technique.
Enjeux économiques et retombées sur la sécurité routière
Depuis sa création, l’Euro NCAP a permis une nette amélioration de la sécurité automobile. Néanmoins, l’industrie fait face à des défis économiques importants, en partie à cause de la pandémie de Covid-19 et de la transition vers les voitures électriques. Réduire le nombre d’accidents reste une priorité pour le secteur automobile, qui doit jongler entre innovation technologique et contraintes budgétaires.
Les atouts d’une meilleure sécurité se font sentir sur plusieurs plans : moins d’accidents, une baisse de la pression sur les services d’urgence et un bien-être public amélioré. Comme le souligne le Dr Aled Williams, Programme Manager chez Euro NCAP : « Nous savons qu’il n’est pas facile d’obtenir une note de cinq étoiles Euro NCAP pour une nouvelle voiture, mais c’est un challenge qui vaut largement le détour, tant la protection des occupants du véhicule et la sécurité routière en bénéficient. »




