TotalEnergies, un des principaux distributeurs de carburant en France, a pris une décision importante sur les tarifs pratiqués dans ses stations. Cette annonce arrive dans une période économique tendue, marquée par la hausse des prix du pétrole liée notamment aux tensions au Moyen-Orient. Que cela signifie-t-il pour les automobilistes français et quels effets cela peut-il avoir ?
Ce que TotalEnergies a annoncé
Jeudi dernier, TotalEnergies a annoncé qu’elle allait maintenir le plafonnement du prix de l’essence à 1,99 € par litre, relaye Boursorama. En revanche, le prix du gazole se verra relevé à 2,09 € par litre. Ces mesures prendront effet à partir du 13 mars et resteront en vigueur jusqu’à la fin du mois de mars, avec une réévaluation prévue début avril. La mesure concerne toutes les stations TotalEnergies en métropole, sur autoroutes comme en zones rurales, et touche immédiatement 1 830 stations sur les 3 300 que compte le réseau en France.
TotalEnergies s’engage aussi à répercuter sans délai toute baisse des prix des cours internationaux du diesel et de l’essence, à la hausse comme à la baisse.
Historique et toile de fond
Cette décision s’inscrit dans la continuité d’une mesure lancée en 2023, mise en place initialement pour répondre à la hausse des prix provoquée par la guerre en Ukraine. En février de cette année, l’entreprise avait pris l’engagement ambitieux de maintenir un plafond à 1,99 € par litre pour le diesel et l’essence pour toute l’année 2026. Mais la situation internationale a de nouveau fait évoluer les prix des carburants, notamment avec l’intensification du conflit au Moyen-Orient et la perturbation du trafic dans le détroit d’Ormuz.
D’après des calculs de l’AFP à partir des données transmises au gouvernement, le prix des carburants pour le SP95-E10 est de 1,862 € par litre sur 7 516 stations (SP95-E10 : essence sans plomb 95 contenant jusqu’à 10 % d’éthanol), le SP98 s’établit à 1,959 € par litre sur 8 052 stations (SP98 : essence sans plomb 98), tandis que le prix du diesel atteint 2,032 € par litre dans 9 528 stations.
Ce que fait le gouvernement et qui est concerné
Roland Lescure, ministre de l’Économie, a réuni jeudi à 09h45 les distributeurs de carburant pour évoquer la situation. Il a demandé aux acteurs du secteur de corriger les anomalies repérées lors de récents contrôles. Le ministre a aussi conseillé de lancer des opérations à prix coûtant ou des plafonnements, comme celles déjà effectuées par le passé.
À Bercy, plusieurs professions sont invitées à se présenter pour discuter des conséquences de ces mouvements de prix. Les agriculteurs ont été reçus jeudi matin, les pêcheurs vendredi, puis les transporteurs en début de semaine prochaine. Le secteur du tourisme sera ensuite reçu pour aborder les effets de ces mesures sur leurs activités.



