Sur la route, la peur des radars n’est pas nouvelle pour les automobilistes français, habitués aux radars fixes, aux radars tronçon et aux contrôles mobiles. Mais depuis quelques années, un dispositif plus discret a fait son apparition : les voitures radar privées. En 2026, ce système, connu sous le sigle « DEXTER » pour Dispositif EXTERnalisé, s’est imposé comme un élément important du contrôle routier, provoquant une méfiance grandissante chez les conducteurs, surtout sur les autoroutes ou en milieu urbain.
Un programme discret et stratégique
Le programme Radar Dexter vise à multiplier les contrôles routiers sans augmenter les effectifs des forces de l’ordre. Mis en place progressivement depuis 2018, il a introduit des voitures banalisées gérées non pas par la police ou la gendarmerie, mais par des sociétés privées. Ces prestataires emploient des chauffeurs qui n’ont aucune intervention dans le processus de contrôle : ils suivent simplement un itinéraire défini par GPS, pendant que le système embarqué, un radar de type Gatso Millia, surveille la vitesse des véhicules croisés ou dépassés.
Les voitures « DEXTER » sont volontairement banalisées, sans marquage ni dispositif visible (pas de gyrophare), et se fondent parmi les autres véhicules, ce qui rend leur détection très difficile pour les automobilistes. Le dispositif mesure automatiquement la vitesse, photographie les infractions et envoie les données à des centres de traitement pour la gestion des amendes.
Des voitures banalisées qui roulent pour l’État
Douze modèles de voitures ont été identifiés pour ces radars privés en 2026 : Renault Captur, Citroën C5 Aircross, Dacia Sandero, Dacia Duster, Peugeot 308, Peugeot 508, Ford Focus, Ford Mondeo, Volkswagen Golf, Volkswagen Passat, Seat Leon, et Skoda Octavia. Il est important de noter que toutes les voitures de ces modèles ne sont pas équipées : seule une fraction l’est. Le Journal du Geek a publié la liste exhaustive de ces modèles, en insistant sur le fait qu’on ne peut pas généraliser à l’ensemble d’une gamme.
Avec près de 300 unités en circulation en début 2026, chaque véhicule génère en moyenne 194 000 € de recettes annuelles pour l’État, ce qui en fait un outil dissuasif mais aussi rentable. Le programme « DEXTER » permet une couverture plus large qu’un radar fixe classique, notamment grâce à la capacité de verbalisation dans les deux sens offerte par les radars embarqués.





