L’arrivée des voitures-radars privées sur les routes marque un tournant dans le contrôle routier. Ces véhicules, qui nécessitent un conducteur, ne sont ni autonomes ni tirés d’un film de science‑fiction, mais ils symbolisent un changement important dans la surveillance routière et créent des emplois au niveau national pour les « conducteurs de voitures-radars privées ».
Déploiement national : où elles roulent et comment les gens réagissent
Depuis le début de l’année 2025, des voitures radars ont circulé en Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France, Normandie, Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire. Le déploiement de voitures radars est prévu dès juin, incluant des départements comme l’Ardèche et les Bouches-du-Rhône. Ces véhicules, opérés par des entreprises privées, doivent compléter les radars dits classiques.
L’irritation des automobilistes face à ce renforcement du contrôle est palpable, avec parfois des actes de vandalisme ciblant ces dispositifs. Malgré cela, le gouvernement soutient l’installation de nouvelles cabines qualifiées « de plus en plus avancées technologiquement » avec des radars infrarouges pour renforcer la sécurité routière.
Mobiom, l’une des entreprises privées impliquées, recrute notamment à Blois, Besançon, Dijon, Pau, Mérignac, Angers, et Auxerre. La situation ouvre une opportunité d’emploi à tous, d’autant que les véhicules sont conduits par des salariés de sociétés privées et non par les forces de l’ordre.
À quoi ressemble le job et qui peut postuler
Les conducteurs doivent avoir un permis de conduire depuis trois ans et un solde de points d’au moins dix. Une conduite irréprochable est demandée, et un casier judiciaire vierge est indispensable. Mobiom met l’accent sur des compétences de conduite professionnelle pour des missions de jour comme de nuit, pouvant s’étendre aux week-ends et jours fériés.
Le salaire de base est de 1 870 € brut par mois, avec une prime de 250 € brut, ce qui donne un package annuel de 25 200 € brut, rapporte L’Internaute. Bien que ce salaire soit légèrement supérieur au salaire minimum, certains le jugent insuffisant au regard de la charge de travail, qui peut dépasser 50 heures une semaine et descendre à moins de 20 heures la suivante. Le recrutement de conducteurs devient crucial, avec des conditions de travail strictes et des salaires attractifs.




