Le député du Rassemblement national, Antoine Villedieu, élu de la Haute-Saône, est temporairement mis à l’écart de son groupe parlementaire. La décision suit un accident de la route survenu le vendredi 24 avril à Noidans-lès-Vesoul, au cours duquel l’élu a refusé de se soumettre aux dépistages d’alcoolémie et de stupéfiants, rapporte RTL. Cette affaire fait des vagues dans la sphère politique tandis que le député est hospitalisé.
L’accident et les suites immédiates
Le vendredi matin, vers 8h45, les policiers sont appelés sur une route départementale à Noidans-lès-Vesoul où Antoine Villedieu est impliqué dans un accident. Le véhicule qu’il conduisait a été signalé comme « circulant en faisant des embardées et ayant fini sa course », selon le communiqué du procureur de Vesoul, Arnaud Grécourt. On se souvient aussi d’un épisode en janvier : Villedieu avait été retrouvé légèrement blessé à la tête un dimanche matin, dans une rue à Vesoul, devant une pharmacie.
Le groupe RN à l’Assemblée nationale a réagi vite. Dès le lundi 27 avril, des sources du parti ont annoncé la suspension temporaire du député. Cette mesure a été prise sans audition préalable pour des raisons médicales, ce qui l’empêche pour l’instant de participer aux travaux du groupe ou de parler en son nom.
Suites judiciaires et conséquences politiques
L’accident de Noidans-lès-Vesoul a donné lieu à l’ouverture d’une enquête pour plusieurs chefs d’accusation. Le communiqué du procureur évoque une « conduite sous l’empire d’un état d’ivresse manifeste », un « refus de se soumettre aux vérifications » ainsi qu’une « vitesse excessive eu égard aux circonstances ».
Politiquement, la suspension provisoire de Villedieu du fonctionnement du groupe RN à l’Assemblée est significative. Le bureau du groupe, n’ayant pas pu l’entendre avant cette suspension, indique qu’il sera convoqué pour une audition dès que son état de santé le permettra. Les décisions futures concernant son avenir parlementaire au sein du groupe dépendront des conclusions de cette audition.






