Au fil des années, les règles du contrôle technique ont évolué et sont devenues plus strictes, surtout pour les moteurs diesel. Ces changements font débat parmi les automobilistes qui se demandent si les diesels sont visés plus sévèrement.
Ce qui a changé dans les contrôles
Le niveau d’exigence du contrôle technique a augmenté progressivement ces dernières années. Une réforme majeure en 2018 a ajouté un grand nombre de points de contrôle et de défaillances, en mettant l’accent sur le renforcement des tests. Cette réforme est entrée en vigueur le 1er juillet 2019, après un report dû au mouvement des gilets jaunes.
Des révisions successives, dont une en mai 2018, ont préparé le terrain pour un durcissement supplémentaire prévu en 2022. Depuis 2023, les centres agréés disposent d’outils plus précis et de procédures harmonisées, ce qui a réduit les tolérances qui pouvaient exister auparavant dans certains cas.
Les véhicules diesel, notamment ceux de plus de huit ans, sont particulièrement concernés par ces changements, confirme Auto Plus. Techniquement, ces moteurs émettent plus de particules fines et d’oxydes d’azote (NOx) que d’autres motorisations, d’où une surveillance renforcée.
Les points de contrôle qui posent problème
Le contrôle technique vérifie maintenant l’opacité des fumées à l’échappement et le bon fonctionnement des dispositifs installés par le constructeur. Des systèmes comme le filtre à particules (FAP) et la vanne EGR, s’ils sont encrassés, peuvent entraîner une contre-visite (re-contrôle). Même sans fumées visibles excessives, le simple fait qu’un voyant moteur soit allumé sur le tableau de bord suffit à nécessiter une re-vérification.
La complexité des moteurs diesel et de leurs systèmes antipollution les rend plus sensibles aux pannes. C’est pour ça que des véhicules qui passaient le contrôle « de justesse » auparavant se retrouvent maintenant recalés, ce qui génère des conséquences directes pour leurs propriétaires.
Et les autres motorisations, dans tout ça ?
Les moteurs essence, hybrides et électriques ne sont pas épargnés : les systèmes électroniques et les dispositifs de sécurité sont aussi passés au crible. Toutefois, le taux de contre-visite est plus élevé pour les voitures diesel, surtout pour les véhicules de plus de huit ans.
Par ailleurs, l’offre de nouveaux modèles diesel diminue sur le marché. Les usages fréquents en milieu urbain et les trajets courts, qui favorisent l’encrassement du FAP, compliquent encore la conformité au contrôle.



