Contrôle technique : ce laxisme qui pourrait bientôt coûter très cher aux automobilistes

La France prend du retard dans la lutte contre la pollution automobile.

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Contrôle technique : ce laxisme qui pourrait bientôt coûter très cher aux automobilistes
Contrôle technique : ce laxisme qui pourrait bientôt coûter très cher aux automobilistes © L'Automobiliste

La question de la pollution automobile est un sujet brûlant ces temps-ci. En France, le contrôle technique des véhicules ne prend pas en compte certaines mesures pour lutter contre les particules fines, ce qui fait débat, notamment en lien avec les zones à faibles émissions, explique L’Automobile Magazine. Pendant que des pays comme l’Allemagne et la Belgique ont mis en place des règles plus strictes, notre pays semble prendre son temps dans ce domaine qui concerne la santé publique et l’environnement.

Un regard sur le contrôle technique en France

En France, le contrôle technique inclut un test d’opacité des fumées, mais il ne mesure pas vraiment les émissions de particules fines. Ce manque se fait sentir, surtout depuis que le test d’opacité a été renforcé en 2019. Même avec ces modifications, les normes restent moins exigeantes que celles appliquées en Allemagne et en Belgique. Ces pays évaluent les véhicules en mesurant le taux de particules par centimètre cube, une méthode plus précise qui permet de mieux mesurer la pollution générée.

Mettre en place des mesures similaires chez nous risquerait de créer des tensions entre les autorités et les automobilistes, notamment pour ceux possédant des véhicules anciens qui redoutent des contraintes supplémentaires comme la vignette Crit’Air. Cela alimente aussi un sentiment général de mécontentement quant aux efforts du gouvernement pour réduire la pollution.

Comparaison internationale et résultats observés

En Allemagne, le TÜV (organisme allemand de contrôle technique) a instauré des tests rigoureux sur les émissions de particules fines. Entre août et octobre 2023, 3,4 % des 956 000 voitures testées n’ont pas réussi le test. Ce taux grimpe à plus de 6 % pour les véhicules âgés de plus de dix ans. D’après le TÜV, l’application de ces mesures a permis de diminuer nettement le taux de particules fines dans certaines zones.

Face à ces résultats, l’organisme envisage d’étendre le test aux véhicules essence, notamment ceux qui respectent les normes Euro 5b et Euro 6. La norme Euro 6 impose déjà des seuils stricts pour tous types de moteurs, en particulier pour les oxydes d’azote (NOx). L’association allemande suggère également cette extension, précisant que « grâce à la technologie existante, nous pouvons garantir le bon fonctionnement des filtres ».

Enjeux économiques et retours négatifs

Réparer une défaillance liée aux particules fines peut vite coûter cher aux automobilistes, surtout s’il faut remplacer intégralement les filtres à particules. Cette perspective inquiète particulièrement les propriétaires de véhicules anciens ou des diesels plus âgés. Le GTÜ (Gesellschaft für Technische Überwachung), un autre organisme allemand, s’oppose fermement à l’idée d’étendre ces tests aux vieux diesels Euro 5. Selon eux, « l’ancienne technologie des véhicules Euro 5 est tout simplement incapable » de répondre aux normes actuelles.

Par ailleurs, le récent rappel des diesel Ford en Europe est directement lié aux nouvelles règles allemandes qui, depuis 2023, examinent avec plus d’attention les émissions de particules.

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