« La baisse va se voir très clairement à la pompe » : les distributeurs promettent 10 à 12 centimes de moins dès ce week-end

Dès samedi, le litre d’essence pourrait repasser sous les 2 euros. Jusqu’à 12 centimes de moins par litre selon un expert du secteur. Mais dans votre station, cette baisse arrivera-t-elle immédiatement ?

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« La baisse va se voir très clairement à la pompe » : les distributeurs promettent 10 à 12 centimes de moins dès ce week-end
« La baisse va se voir très clairement à la pompe » : les distributeurs promettent 10 à 12 centimes de moins dès ce week-end © L'Automobiliste

« La baisse va se voir très clairement à la pompe dès ce week-end. » Francis Pousse, président de la filière carburants et énergies nouvelles du syndicat Mobilians, l’assure dans un entretien accordé à La Dépêche du Midi : les automobilistes devraient voir les prix reculer dès le samedi 8 août 2026.

Les chiffres avancés sont précis. « Pour le gazole, on parle d’une baisse potentielle de 10 à 12 centimes par litre. Pour le sans-plomb 95, il faut compter une baisse de 7 à 8 centimes », détaille Francis Pousse. De quoi faire repasser le SP95, carburant le plus consommé dans l’Hexagone, sous le seuil symbolique des 2 euros le litre.

Les niveaux actuels donnent la mesure du repli attendu. Selon les données du site Roole Data, le gazole a atteint 2,230 €/L le mercredi 5 août 2026, contre 1,902 €/L début juillet, une hausse de près de 33 centimes en un mois. Le SP95 s’établissait de son côté à 2,066 €/L et le SP98 à 2,108 €/L, contre respectivement 1,953 €/L et 1,999 €/L le mois précédent.

Le détroit d’Ormuz au cœur de la détente

Ce retournement tient à la détente observée sur les marchés pétroliers internationaux. Le prix du baril de Brent est repassé sous la barre des 80 dollars mardi 4 août 2026, après un regain de tensions autour du détroit d’Ormuz suivi de la perspective d’un accord entre les États-Unis et l’Iran.

Le président américain Donald Trump a évoqué ce jour-là la possibilité d’une réouverture du détroit dans les très prochains jours, lançant un avertissement sans détour selon lequel le détroit ouvrirait très bientôt, ou que les Iraniens seraient frappés très fort.

Côté iranien, la réponse est restée prudente. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a tempéré en indiquant qu’ils ne négociaient pas avec les États-Unis en ce moment, mais qu’ils négociaient avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz.

Francis Pousse rappelle toutefois que le cours du brut n’explique pas tout. « Le baril n’est qu’un étalon indicatif », insiste-t-il, précisant que chaque carburant, le sans-plomb, le gazole, le fioul ou le carburant d’aviation, possède sa propre cotation sur ce marché. Les coûts de fabrication, le transport et la disponibilité du produit raffiné pèsent tout autant sur le prix affiché à la pompe.

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