Vous avez du mal à trouver du carburant ? Ce lundi 21 septembre 2026, 17% des stations-service françaises manquent d’au moins un carburant, principalement des stations TotalEnergies. Voici ce que vous devez savoir pour adapter vos trajets et vos dépenses en cette période de pénurie.
La situation en France : 17% des stations sans carburant
Ce matin, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a annoncé sur France Inter que 17% des stations-service françaises souffrent de problèmes d’approvisionnement. Environ 2 500 stations manquent d’au moins un type de carburant sur les 9 900 existantes, principalement en essence et gazole. Les automobilistes font face à des files d’attente dans les stations encore fournies, tandis que d’autres affichent des cuves vides.
La crise touche particulièrement le réseau TotalEnergies, où 91% des stations sont affectées. Roland Lescure explique que ce phénomène résulte du plafonnement des prix mis en place par TotalEnergies depuis mars 2026. Ces tarifs attractifs attirent une forte clientèle, épuisant les stocks plus vite que les livraisons ne peuvent les reconstituer.
Où trouver du carburant ? Les stations sans rupture
Pour ceux qui cherchent à faire le plein, les stations indépendantes et les enseignes hors TotalEnergies représentent une alternative, bien que leurs prix soient plus élevés. Le gazole y coûte en moyenne 2,41 euros le litre, un tarif qui décourage de nombreux automobilistes habitués aux prix plafonnés de TotalEnergies. Cela a entraîné une baisse des ventes de 20 à 40% selon Francis Pousse, président du syndicat Mobilians.
Néanmoins, Francis Pousse assure qu’aucune rupture majeure n’est constatée hors du réseau TotalEnergies. Les stations BP, Esso, Shell, Intermarché ou Leclerc continuent de recevoir leurs livraisons normalement. Il est conseillé de privilégier ces enseignes pour éviter les files d’attente, même si cela implique un coût légèrement supérieur. Des applications comme Prix des Carburants aident à localiser les stations approvisionnées en temps réel.
L’impact sur votre portefeuille et vos trajets
Le prix du gazole atteint en moyenne 2,41 euros le litre, ce qui alourdit considérablement le budget des automobilistes. Un plein de 50 litres coûte désormais 120,50 euros, contre environ 80 euros l’année précédente. Les gros rouleurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers, ressentent fortement cette hausse. Le gouvernement cherche donc des solutions d’aide ciblées, car une baisse généralisée des taxes coûterait 10 milliards d’euros pour une réduction de 20 centimes par litre.
Roland Lescure a annoncé que des aides supplémentaires devraient être mises en place à partir du 1er octobre. Celles-ci cibleront principalement les gros rouleurs professionnels, les pêcheurs et certaines associations comme Emmaüs France. Un prêt à taux zéro est envisagé pour le secteur de la pêche, et deux réunions se tiennent à Matignon pour finaliser ces mesures.
Visibilité gouvernementale : rassurant pour les deux mois à venir
Le ministre de l’Économie se veut rassurant pour le court terme, affirmant qu’il n’y a pas d’inquiétude pour les deux prochains mois grâce à une visibilité claire sur les stocks et les livraisons. Roland Lescure précise que les stocks stratégiques sont pleins et les raffineries fonctionnent à plein régime. Cependant, il avertit que la situation pourrait évoluer si le conflit au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran persiste.
Pour les automobilistes, le conseil est de ne pas céder à la panique, de privilégier les stations hors TotalEnergies pour une disponibilité immédiate et de rester attentifs aux annonces gouvernementales début octobre sur les aides financières. L’approvisionnement national reste sécurisé à court terme, mais la vigilance est de mise si le contexte international se détériore. Adapter ses trajets et anticiper ses pleins est essentiel pour naviguer sereinement pendant cette période de tension.


