Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : dès le 1er septembre 2026, le téléphone au volant et les primes électriques changent de règles, certains vont payer cher

Dans la Drôme, un simple coup d’œil au téléphone peut désormais vous coûter le permis. Primes électriques, leasing social, nouvelles amendes : voici tout ce qui change pour les automobilistes dès septembre 2026.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : dès le 1er septembre 2026, le téléphone au volant et les primes électriques changent de règles, certains vont payer cher
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : dès le 1er septembre 2026, le téléphone au volant et les primes électriques changent de règles, certains vont payer cher © L'Automobiliste

Dans la Drôme, un conducteur surpris avec son téléphone en main peut désormais voir son permis suspendu sur-le-champ. Le préfet du département dispose de ce pouvoir depuis peu : la suspension dure un mois, et grimpe à trois mois en cas de récidive.

Cette sanction s’ajoute à l’amende forfaitaire de 135 euros et au retrait de trois points déjà prévus pour cette infraction. La Drôme rejoint ainsi une liste de départements ayant opté pour ce durcissement local, comme les Landes ou la Charente-Maritime, une liste étendue au fil de l’été 2026 à d’autres territoires, et le Puy-de-Dôme pourrait suivre prochainement.

Ces annonces interviennent alors que plusieurs réglementations évoluent au 1er septembre 2026 pour les automobilistes, entre nouvelles primes à l’achat de véhicules électriques et durcissement des règles de stationnement, informe Auto Moto.

Une prime pour les voitures électriques d’occasion

À partir du 1er septembre 2026, une aide financière soutient l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion, financée non par l’État mais par les fournisseurs d’énergie via le mécanisme des certificats d’économies d’énergie. Accessible sans condition de revenus, elle est différente de l’ancienne prime coup de pouce, tout en conservant le même circuit de financement.

Pour le grand public, le montant tourne autour de 300 euros, une somme que certains redoutent de voir absorbée si des vendeurs gonflent leurs prix d’autant. Le véhicule doit être 100 % électrique, avoir été immatriculé pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, avoir été acheté ou loué auprès d’un professionnel habilité, et disposer d’une batterie conservant au moins 80 % de sa capacité initiale, ou à défaut une autonomie résiduelle d’au moins 200 kilomètres. L’acquéreur s’engage à conserver le véhicule trois ans minimum.

Les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne bénéficient d’une majoration plus généreuse, autour de 2 000 euros, à condition que le véhicule coûte moins de 25 000 euros et pèse moins de 1 800 kg en ordre de marche.

Leasing social : une formule pour les gros rouleurs

La troisième édition du leasing social classique a démarré le 16 juillet 2026. Un second volet, réservé aux gros rouleurs, doit s’ouvrir à la rentrée, sans date précise encore fixée.

Ce dispositif ciblera les ménages des 6e, 7e et 8e déciles de revenu, à condition de dépendre de leur voiture pour leur activité professionnelle et de parcourir au moins 12 000 kilomètres par an. Il doit permettre de financer au total 50 000 voitures électriques neuves.

L’aide sera toutefois plus modeste que la formule classique : jusqu’à 7 700 euros pour un modèle dont le moteur et la batterie sont européens, contre 9 500 euros pour le leasing social ordinaire. Ce dernier reste d’ailleurs ouvert, son propre quota de 50 000 véhicules n’étant pas encore épuisé.

Les chauffeurs de taxi disposent eux aussi d’une nouvelle aide, valable seulement quatre mois, pour les commandes passées entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026. Son montant, précise le ministère de l’Économie, atteint environ 3 500 euros et peut grimper à 5 500 euros si le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe.

Le véhicule concerné doit atteindre un score environnemental minimal, peser moins de 2 400 kg et coûter au maximum 65 000 euros hors options.

Publiée au Journal officiel le 19 août 2026, la loi RIPOST renforce les sanctions contre le refus de dépistage de stupéfiants. Une condamnation pour usage ou détention de stupéfiants peut désormais entraîner une suspension du permis, même sans constat au volant.

La conduite après consommation de protoxyde d’azote est passible de jusqu’à trois ans de prison et 9 000 euros d’amende. Les sanctions contre les participants à des rodéos et à des rassemblements dans des lieux non prévus à cet effet sont également renforcées, tandis qu’une amende forfaitaire délictuelle, infligée sur le champ, vise à simplifier les poursuites.

Le Conseil constitutionnel a toutefois censuré la disposition qui interdisait aux titulaires d’un permis probatoire de conduire un véhicule puissant. Ils ne pourront en revanche plus en louer un.

Les communes poursuivent la suppression des places de stationnement situées à moins de cinq mètres en amont des passages piétons, une obligation issue de la loi d’orientation des mobilités de 2019, à laquelle les municipalités doivent se conformer d’ici le 31 décembre 2026.

Depuis le 7 juillet 2026, une nouvelle étape de la réglementation européenne impose par ailleurs à tous les véhicules neufs sortant des chaînes de production d’embarquer une caméra de surveillance de l’attention du conducteur. Le système de freinage d’urgence, qui ne détectait jusqu’ici que les autres véhicules, doit désormais repérer aussi les piétons et les cyclistes.

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