Depuis quelques années, le marché de l’occasion en France traverse des zones de turbulence autour de certains modèles qui étaient pourtant populaires. Selon L’Internaute, les voitures équipées du moteur PureTech voient leur cote chuter sévèrement. Ce phénomène pose des questions pour les vendeurs comme pour les acheteurs.
Les PureTech dans la tourmente
Plusieurs modèles ont été concernés entre 2014 et 2020 : Peugeot 208, Peugeot 308, Peugeot 2008, Citroën C3, Citroën C4, DS3, Opel Corsa et Opel Astra. Le moteur 1,2 PureTech, proposé en 82 ch, 110 ch et 130 ch, avait la réputation d’être performant et technologiquement avancé, mais un problèmes techniques est apparu. Mais un défaut sérieux est apparu : la courroie de distribution s’use prématurément parce qu’elle entre en contact avec l’huile moteur, ce qui peut mener à des casses moteur. Ce problème de conception a fait baisser la valeur des véhicules concernés, poussant certains propriétaires à brader leur voiture pour s’en débarrasser.
Le casse-tête des vendeurs et des acheteurs
Pour les acheteurs, ces annonces basses peuvent sembler une bonne affaire. Sauf que la fiabilité douteuse de ces autos représente un vrai risque. De nombreux professionnels de la reprise, comme Simplicicar et Transakauto, ont tranché : ils refusent de reprendre les PureTech, sauf s’ils sont encore sous garantie. Comme le dit Yoni Dayan de Simplicicar, « nous ne reprenons aucun PureTech, sauf s’il est encore garanti », évoquant les coûts d’assurance élevés et le risque important liés à ces reprises.
Ce que fait Stellantis (et pourquoi ça ne suffit pas)
Le groupe Stellantis, constructeur des marques concernées, a réagi : rappels, extensions de garantie allant jusqu’à 8 ans ou 160 000 km, et offres via le réseau Spoticar proposant une garantie sur les véhicules d’occasion jusqu’à 175 000 km. Des primes à la reprise, comme les 700 € proposées par Peugeot, ont aussi été mises en place pour encourager le renouvellement des véhicules. Malgré tout, ces mesures n’ont pas complètement fait repartir la confiance des acheteurs sur le marché de l’occasion.





