Des chercheurs de l’Université de Surrey ont mis au point une innovation marquante en géolocalisation, baptisée Pose-Enhanced Geo-Localisation (PEnG). Cette nouvelle technologie en intelligence artificielle promet de changer notre manière de naviguer en offrant une précision sans précédent et en contournant les limites des systèmes GPS classiques, un peu comme une innovation française dans le domaine de la sécurité routière. Dans un monde où la navigation fiable est primordiale pour les véhicules autonomes ou les drones, PEnG pourrait bien ouvrir la voie à de nouvelles perspectives.
Les faiblesses du gps traditionnel
Le GPS, même s’il reste très répandu, présente quelques soucis notables. Il a du mal à faire son boulot dans certains endroits comme les tunnels, les sous-sols ou encore les quartiers ultra denses tels que New York. Dans ce genre de situations, la couverture GPS n’est pas toujours au rendez-vous, ce qui pose de sérieux problèmes pour les systèmes de navigation qui en dépendent. Sans une connexion stable, le positionnement peut vite devenir approximatif, mettant en péril la sécurité et l’efficacité des opérations.
Les chercheurs ont vu là une belle opportunité pour innover. D’après Tav Shore, étudiant en recherche postdoctorale en IA et vision par ordinateur : « De nombreux systèmes de navigation comptent sur le GPS, mais la couverture n’est pas toujours garantie. On voulait créer une solution fiable basée uniquement sur des données visuelles. »
Comment fonctionne PEnG ?
Contrairement au GPS qui fonctionne grâce aux satellites, PEnG mise sur une méthode mixte en combinant des images satellites avec des photos prises dans la rue. Le procédé se fait en deux temps : d’abord, il repère une position approximative sur une rue donnée ; ensuite, il affine le repérage tout en déterminant l’orientation précise grâce à la technique dite « relative pose estimation » (estimation de la pose relative). Cette approche permet à PEnG d’offrir une localisation très précise, même en milieu urbain compliqué.
Un gros avantage de PEnG, c’est qu’il peut tourner avec une simple caméra monoculaire, un équipement que l’on trouve habituellement dans les véhicules actuels. Dr Simon Hadfield, professeur associé en vision robotique et systèmes autonomes, insiste sur le fait que « l’un des aspects les plus sympa de ce système, c’est qu’il transforme une simple caméra monoculaire en un véritable outil de navigation. »
Des performances impressionnantes et des pistes d’avenir
Lors des tests menés par l’équipe, PEnG est parvenu à réduire la marge d’erreur de localisation de 734 mètres à seulement 22 mètres. Un tel niveau de précision ouvre la porte à de nombreuses applications.
La technologie se présente comme une potentialité de transformation pour le secteur des véhicules autonomes, des drones et même pour la logistique en ville. En rendant possible une navigation fiable sans dépendre du GPS, elle se prête particulièrement bien à des scénarios rapides et imprévisibles. Le professeur Adrian Hilton, directeur de l’Institut de Surrey pour l’IA centrée sur les personnes, précise que « le travail de notre équipe montre bien l’approche humaine que nous portons ici à Surrey. »
Un futur qui s’annonce
L’avenir paraît prometteur pour PEnG, avec une équipe qui bosse d’arrache-pied sur un prototype fonctionnel en vue de tests en conditions réelles. Soutenue par le PhD Foundership Award de l’Université de Surrey et ayant diffusé ses résultats dans les IEEE Robotics and Automation Letters, l’équipe a également mis sa recherche en open source pour encourager l’innovation à l’échelle mondiale.
Cette initiative ouvre la porte à une collaboration internationale entre développeurs et ingénieurs qui souhaitent explorer davantage cette technologie novatrice. Tandis que nos déplacements quotidiens deviennent de plus en plus précis et sûrs, PEnG se positionne comme un acteur majeur dans la transformation de nos moyens de navigation.






