Renault veut élargir l’accès aux véhicules électriques sur un marché automobile de plus en plus orienté vers la mobilité électrique, avec notamment un modèle sous les 20 000 euros. Le constructeur français change pour cela la technologie des batteries de certains de ses modèles phares, afin de faire baisser les prix et rendre cette technologie plus abordable. Il vise aussi à faire de la Renault 5 électrique un best-seller en 2025 et 2026, avec l’espoir qu’elle domine le marché européen.
Un virage technologique
Renault modifie en profondeur les batteries des Renault 5 E-Tech et Renault 4 E-Tech, qui passent à la technologie LFP (Lithium Fer Phosphate). Aujourd’hui, ces voitures utilisent surtout des batteries NMC (Nickel Manganèse Cobalt), connues pour leur densité énergétique et leurs performances par temps froid. Mais la NMC reste coûteuse et dépend de matériaux précieux.
En misant sur les batteries LFP, déjà présentes sur la Twingo E-Tech, Renault espère conserver de bonnes performances tout en réduisant les coûts. Ce changement ne concernera que les versions « Autonomie Urbaine », équipées de batteries de 40 kWh, a précisé Adam Wood, directeur général de Renault UK, au média Auto Express.
Chaque modèle vise un segment particulier du marché. La Renault 4, récemment intégrée à la gamme, et la Renault 5, pilier de la stratégie future du constructeur, devraient profiter de cette transition. La Twingo électrique, qui utilise déjà l’architecture LFP, sert de point de comparaison utile.
Se placer face à la concurrence
Avec cette mise à jour, Renault veut réduire ses coûts et repositionner ses modèles alors que la concurrence s’intensifie sur le marché des VE. Les prix d’entrée actuels sont de 24 990 € pour la Renault 5 E-Tech et 29 990 € pour la Renault 4 E-Tech. Ils devraient baisser, même si les chiffres précis n’ont pas encore été donnés.
L’objectif est d’élargir l’accès et d’attirer plus d’acheteurs. Renault reste toutefois vigilant sur le risque de cannibalisation entre ses propres modèles, notamment entre la Renault 5 et la Twingo. Adam Wood se veut rassurant : « Ces voitures se complètent très bien (…) une R5 a une plus grande autonomie qu’une Twingo. Elle est également un peu plus chère et un peu plus pratique. »
Une offre plus large pour différents besoins
L’autonomie reste un critère central pour les acheteurs. La Renault 5 offre une autonomie supérieure à celle de la Twingo, mais elle garde un positionnement distinct qui répond à des besoins variés. Chaque modèle a sa place dans une gamme pensée pour différents profils : ceux qui veulent plus d’autonomie et ceux qui cherchent une voiture surtout urbaine.
Cette transition ouvre une nouvelle étape pour Renault, qui associe choix technologique et stratégie tarifaire pour répondre à une demande croissante de mobilité durable. À mesure que la Renault 5 E-Tech gagne en popularité, le passage à une autre technologie de batteries pourrait modifier les habitudes d’achat et rendre la voiture électrique plus attrayante pour les conducteurs européens.



