Cette affaire prend forme autour de Marie-Cécile XXX, adjointe administrative à l’hôpital de Flers, qui s’est retrouvée devant la justice dans une situation délicate, rapporte le site actu.fr. Le 20 février 2025, alors qu’elle transportait des médicaments urgents pour son époux atteint d’un cancer, elle a été contrôlée à Bagnoles-de-l’Orne, à 73 km/h dans une zone limitée à 30 km/h. Cette infraction a déclenché une longue bataille judiciaire face à une justice peu encline à faire des exceptions.
Le jour de l’urgence médicale
Ce 20 février 2025, Marie-Cécile XXX vivait un moment difficile. Employée de l’hôpital de Flers, elle devait se déplacer en urgence pour des raisons liées à l’état de santé fragilisé de son mari (traitement de chimiothérapie). Dans ce secteur rural dépourvu de transports publics, sa voiture est indispensable, à la fois pour son travail et pour s’occuper de sa famille.
Elle conduisait vite pour récupérer des médicaments jugés vitaux. Les gendarmes l’ont verbalisée pour excès de vitesse et ont retenu son permis immédiatement pour urgence médicale. Elle a ensuite saisi le tribunal administratif de Caen, en invoquant la force majeure mêlant urgence médicale et obligations professionnelles et familiales. Le tribunal a cependant refusé de retenir ces éléments et a validé la décision administrative, en ajoutant une suspension du permis de quatre mois.
Ce que le tribunal a décidé
Le tribunal n’a pas retenu les arguments de Marie-Cécile XXX. Les circonstances qu’elle avançait, qualifiées par elle de « situation d’urgence médicale, humanitaire et professionnelle », ont été interprétées à travers une lecture stricte du Code de la Route. Selon les juges, son comportement représentait un risque injustifiable.
Le tribunal a estimé que cette conduite était « constitutif d’un danger pour sa sécurité et celle des autres usagers de la route ». Il a donc confirmé les mesures administratives et a prononcé, en complément, un retrait de sécurité routière. La sévérité de la sanction traduit la volonté de placer la sanctions routières au premier plan, au-delà des situations individuelles.






