Un conducteur de Tesla a récemment fait parler de lui auprès des forces de l’ordre après une initiative aussi inventive que risquée. En installant un groupe électrogène diesel dans le coffre de sa voiture pour recharger la batterie en roulant, il a déclenché une vraie polémique. La vidéo postée par la page Facebook « Dashcam France » a vite fait le buzz et relancé le débat sur la sécurité et la conformité.
Une méthode de recharge dangereuse
Le conducteur a placé un groupe électrogène diesel dans le coffre de sa Tesla, sortant ainsi le véhicule de son usage électrique habituel, raconte Auto News. À 130 km/h, le groupe électrogène tournait à plein régime dans un coffre grand ouvert, branché sur la batterie pour tenter une recharge inédite. Les gendarmes, alertés par l’étrangeté de la situation, ont intercepté le véhicule en plein milieu d’une autoroute.
Les forces de l’ordre ont jugé l’opération dangereuse. La première infraction relevée a été la simple circulation avec le coffre ouvert, déjà passible d’une sanction. Mais la découverte du dispositif a aggravé les choses : il était non conforme et très risqué. « Une blague, dit-il », s’est contenté de déclarer le conducteur pour justifier cette mise en scène.

Les risques, nombreux et sérieux
Les dangers liés à cet acte étaient multiples. Le groupe électrogène, fonctionnant dans un espace semi-confiné, exposait le conducteur et d’éventuels passagers à des émanations de monoxyde de carbone, ce qui peut être mortel. Avec le moteur diesel et la batterie lithium à quelques centimètres l’un de l’autre, le risque d’incendie était aussi important.
Au-delà des vapeurs et du feu, la visibilité arrière était presque nulle à cause du coffre béant, mettant en péril les véhicules qui suivaient et augmentant fortement les chances de collision. Transformer sa voiture en atelier de bricolage roulant contrevient par ailleurs aux recommandations de sécurité routière et au manuel d’utilisation du constructeur.
Ce qui s’est passé et les conséquences
Les sanctions sont tombées rapidement. En plus de l’amende pour circulation avec le coffre ouvert, une seconde verbalisation pour mise en danger d’autrui a été dressée et le véhicule a été immobilisé. Le dispositif improvisé a été retiré, remettant la voiture en état conforme.
L’affaire a fait le tour des médias et des réseaux sociaux, divisant l’opinion publique. La publication de Dashcam France, qui a souligné le caractère surréaliste de la situation, a fait monter la discussion en ligne. L’incident pose des questions sur l’usage des véhicules électriques et les solutions employées pour les recharger.




