LLD : les véhicules électriques franchissent 20 % de part de marché en juillet 2025

En juillet 2025, la LLD dépasse 20 % de part de marché en véhicules électriques, confirmant son rôle clé dans l’essor de l’électromobilité en France.

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LLD : les véhicules électriques franchissent 20 % de part de marché en juillet 2025
LLD : les véhicules électriques franchissent 20 % de part de marché en juillet 2025 © L'Automobiliste

En juillet 2025, la part de marché des véhicules électriques en location longue durée (LLD) a franchi pour la première fois le seuil des 20 %. Ce jalon, observé dans un marché globalement en recul, souligne le rôle déterminant de la LLD dans la croissance de l’électromobilité en France. Alors que la motorisation électrique pèse désormais près de 17 % des immatriculations totales, les professionnels de la LLD accentuent leur avance et deviennent un moteur essentiel de la transition.

La LLD, amortisseur d’un marché automobile en repli

La LLD représentait 29,1 % des immatriculations en juillet, selon les chiffres publiés par SesamLLD. Alors que les ventes globales reculent, les loueurs longue durée soutiennent la demande en offrant une alternative stable et attractive. Grâce à ce modèle, les entreprises conservent une capacité de renouvellement de flotte, malgré un contexte d’incertitudes économiques et de contraintes réglementaires. Ainsi, la LLD agit comme un amortisseur du marché, en permettant l’accès à des véhicules électriques récents sans immobiliser de capital important.

Cette montée en puissance se confirme mois après mois. Déjà en mai 2025, Ayvens soulignait que les véhicules électriques représentaient 18,4 % des immatriculations en LLD. Le passage au-dessus des 20 % dès juillet confirme donc une progression plus rapide que sur le marché global, où la part de l’électrique plafonnait encore à 16,8 % selon JournalAuto. En d’autres termes, la LLD surperforme nettement le marché traditionnel et tire l’adoption électrique vers le haut.

Les véhicules électriques, locomotive silencieuse de la LLD

La dynamique actuelle repose sur un effet de levier : les contraintes de coût d’acquisition freinent encore les particuliers, mais la LLD contourne cette barrière. En proposant des loyers mensuels calculés sur la valeur résiduelle, les loueurs facilitent l’accès à des véhicules électriques plus coûteux à l’achat mais compétitifs à l’usage. Ce mécanisme a contribué à accélérer l’adoption, notamment dans les flottes d’entreprises qui privilégient désormais l’électrique pour des raisons fiscales et d’image. Sur le plan statistique, la tendance est claire.

Les véhicules électriques ont atteint 17,5 % des immatriculations sur les sept premiers mois de l’année. Or, dans le même temps, la LLD dépasse déjà 20 %, démontrant que ce canal de financement avance plus vite que le reste du marché. Ce décalage s’explique aussi par l’appétit croissant des gestionnaires de flotte pour des solutions alignées avec leurs engagements de réduction d’émissions. Par conséquent, les loueurs longue durée deviennent des acteurs incontournables de la transition énergétique.

Nouveaux horizons pour la LLD électrique

Le franchissement du seuil des 20 % en juillet constitue un jalon, mais il ne marque pas un aboutissement. La montée progressive des infrastructures de recharge, l’amélioration de l’autonomie des batteries et les incitations fiscales devraient renforcer la place des véhicules électriques dans la LLD. Les professionnels du secteur anticipent une diffusion plus large vers les particuliers via les offres packagées, qui combinent financement, assurance et services énergétiques. Cependant, les défis restent nombreux.

Le différentiel de coût entre électrique et thermique n’est pas totalement absorbé, et la valeur résiduelle des modèles électriques reste un paramètre sensible pour les loueurs. Néanmoins, la trajectoire actuelle confirme que la LLD est devenue le principal levier de diffusion de l’électromobilité en France. L’écart avec les ventes traditionnelles montre que l’avenir de la mobilité électrique se dessine autant dans le financement que dans la technologie.

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