Le gĂ©ant de l’automobile Stellantis envisage d’arrĂȘter sa production au Royaume-Uni, ce qui constitue une menace pour le gouvernement britannique. Elle reproche Ă ce dernier un manque d’aide concernant les vĂ©hicules Ă©lectriques.
Le géant automobile Stellantis veut quitter le Royaume-Uni
Le gĂ©ant automobile Stellantis envisage sĂ©rieusement de cesser ses activitĂ©s de production au Royaume-Uni. La raison principale ? Un manque de soutien suffisant du gouvernement britannique pour la transition vers la voiture Ă©lectrique. Avec deux sites de production majeurs, l’un situĂ© dans le nord de l’Angleterre et l’autre Ă Luton, au nord de Londres, Stellantis investit massivement dans ces installations. Cependant, la direction annonce que si le marchĂ© devenait hostile, ils envisageraient de dĂ©placer leur production ailleurs.
En d’autres termes, sans un soutien accru pour la voiture Ă©lectrique, l’avenir des usines britanniques est en pĂ©ril. Ainsi, le problĂšme central provient du projet du Parti travailliste britannique. En effet, ce dernier prĂ©voit d’avancer l’interdiction des voitures Ă essence et diesel de 2035 Ă 2030. Pour Stellantis, cette transition accĂ©lĂ©rĂ©e vers l’Ă©lectrique est irrĂ©aliste et pourrait engendrer de graves consĂ©quences industrielles et sociales.
Les revendications du secteur
En d’autres termes, une transition aussi rapide est perçue comme une « folie industrielle » par le constructeur. Le secteur automobile a besoin de pouvoir planifier des investissements Ă long terme. Les rĂšgles changeantes et les politiques instables compliquent cette planification et mettent en danger des milliers d’emplois. Ainsi, l’industrie automobile britannique rĂ©clame avant tout une lĂ©gislation stable et des incitations financiĂšres pour favoriser l’achat de vĂ©hicules Ă©lectriques.
Par exemple, rĂ©duire de moitiĂ© la TVA sur ces vĂ©hicules pendant trois ans pourrait stimuler significativement le marchĂ©. Ce n’est pas la premiĂšre fois que Stellantis brandit la menace de fermer ses usines britanniques. L’annĂ©e derniĂšre, le constructeur avait dĂ©jĂ averti qu’il pourrait quitter le pays si une surtaxe de 10 % sur les voitures Ă©lectriques post-Brexit n’Ă©tait pas annulĂ©e. Stellantis avait obtenu gain de cause.


