Fin du permis via le CPF ? La réforme qui pourrait tout changer pour vous

Le retrait du permis de conduire du CPF pourrait priver des milliers de salariés d’opportunités professionnelles.

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Fin du permis via le CPF ? La réforme qui pourrait tout changer pour vous © L'Automobiliste

Avec l’annonce du budget 2026, le compte personnel de formation (CPF) connaît des changements importants visant à réaliser des économies budgétaires. Ces ajustements, validés par le Conseil constitutionnel, modifient les conditions d’accès et d’utilisation des droits des salariés, et posent des questions sur la mobilité et le développement professionnel.

Le permis de conduire retiré du CPF

Le budget 2026 introduit une mesure controversée : le financement du permis de conduire par le CPF est exclu pour les salariés, confirme L’Humanité. Sandrine Mourey, secrétaire confédérale de la CGT, juge cette décision « particulièrement injuste », en rappelant que l’absence de permis B peut constituer un frein important à la mobilité professionnelle. De nombreuses offres d’emploi exigent un permis de conduire, et dans les zones peu desservies par les transports publics cette exigence demeure déterminante pour accéder au marché du travail.

Le permis de conduire, un levier de mobilité clé, voit donc sa prise en charge remise en question, obligeant de nombreux salariés à le financer eux-mêmes. L’organisation patronale Mobilians critique aussi la mesure, en soulignant que depuis 2018 le coût moyen d’un permis se situe entre 1 500 et 2 000 euros.

Plafonds et restes à charge

Parmi les autres mesures, le budget prévoit un plafonnement du financement pour certaines formations. À partir du 26 février, les droits acquis sur le CPF seront plafonnés, ce qui obligera les salariés à compléter financièrement si le coût dépasse les limites fixées. Par exemple, le plafond pour le permis de conduire est fixé à 900 euros, alors qu’une formation standard peut coûter jusqu’à 1 500 euros.

Un reste à charge est donc à prévoir : cette participation financière, instaurée dès 2024, est estimée à 103,23 euros en 2026 lorsqu’il n’y a pas de cofinancement.

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