L’Espagne a divisé par deux la TVA sur les carburants dans la nuit de samedi : les automobilistes français près de la frontière ont déjà changé leurs habitudes

L’Espagne vient de réduire la TVA sur les carburants, permettant des économies allant jusqu’à 8 euros par plein.

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L'Espagne a divisé par deux la TVA sur les carburants dans la nuit de samedi : les automobilistes français près de la frontière ont déjà changé leurs habitudes
L’Espagne a divisé par deux la TVA sur les carburants dans la nuit de samedi : les automobilistes français près de la frontière ont déjà changé leurs habitudes © L'Automobiliste

L’Espagne prend des mesures pour soulager le porte‑monnaie des ménages face aux fluctuations des prix de l’énergie. Dans le cadre d’un plan de relance visant à contrer les effets de la guerre en Iran, le gouvernement espagnol, dirigé par le Premier ministre Pedro Sánchez, a décidé une forte réduction de la TVA sur les carburants et d’autres énergies. Cette mesure, appliquée dès la nuit de samedi 21 à dimanche 22 mars, doit permettre des économies concrètes pour les automobilistes, et s’inscrit dans un ensemble de 80 mesures fiscales destinées à stabiliser l’économie.

Des mesures fiscales pour soulager les consommateurs

Le gouvernement a abaissé la TVA sur les carburants de 21 % à 10 %, une mesure phare complétée par d’autres allègements sur les énergies.

Le plan comprend aussi une baisse de la taxe spéciale sur les hydrocarbures, qui réduit le prix au litre de l’essence de 11 centimes et celui du diesel de 5 centimes. Par ailleurs, la TVA sur le gaz naturel, les granulés et le bois de chauffage a également été revue à la baisse, rendant ces sources d’énergie plus abordables.

Selon le ministère espagnol des Transports, l’économie moyenne sur le prix du litre pourrait atteindre 20 centimes, avec des gains oscillant entre 15 et 30 centimes. Pour un plein d’essence, cela peut se traduire par jusqu’à 8 euros de moins, d’après 3cat.

Effets sur l’économie et comment les prix bougent

La baisse des prix a modifié les comportements : longues files d’attente dans les stations‑service, en particulier en Catalogne, et ajustements tarifaires importants.

Les données de l’Organisation espagnole des consommateurs et des usagers (OCU), recueillies dans 12 000 établissements, montrent une différence de prix pouvant atteindre 15 % entre les stations les plus chères et celles à bas prix (comme les hypermarchés).

Reste que le coût réel des carburants dépend aussi du marché international. Le baril de Brent, qui a grimpé à 112 dollars « vendredi dernier » comparé à 67,89 euros avant l’éclatement du conflit, illustre les fluctuations importantes auxquelles les consommateurs sont exposés.

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