Faire son plein en Espagne devient le nouveau réflexe de plus en plus d’automobilistes français

Les automobilistes français se ruent vers l’Espagne pour faire le plein à prix cassé, économisant jusqu’à 20 € par plein.

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Faire son plein en Espagne devient le nouveau réflexe de plus en plus d’automobilistes français
Faire son plein en Espagne devient le nouveau réflexe de plus en plus d’automobilistes français © L'Automobiliste

Dans un contexte économique marqué par la hausse continue des prix à la pompe, beaucoup de Français préfèrent traverser la frontière vers l’Espagne pour remplir leur réservoir à moindre coût. Ce phénomène, très visible chez les habitants autour de Perpignan, met en lumière des différences de tarifs notables entre les deux pays. Ces allers-retours massifs posent des questions compliquées sur la fiscalité et les politiques tarifaires du carburant, qui concernent autant les consommateurs que les gouvernements.

Des différences de prix qui se voient tout de suite

Les écarts de prix entre stations-service en France et en Espagne sont devenus un sujet central du débat sur la flambée des prix du carburant. À Perpignan, le prix du litre peut grimper jusqu’à 1,99 €/L, alors qu’en Espagne le même litre se trouve autour de 1,73 €/L. Cette différence de 0,26 €/L pousse bon nombre d’automobilistes à franchir la frontière pour économiser plus de 10 € par plein, comme le résume un habitant de Perpignan dans La Dépêche : « Je fais le plein, ensuite je vais faire les courses au Perthus puis je rentre chez moi ! ».

Les stations espagnoles proches de la frontière deviennent donc des points de ralliement pour des consommateurs français en quête d’économies de carburant. Concrètement, un automobiliste moyen peut espérer économiser jusqu’à 20 € par plein une fois la nouvelle mesure fiscale entrée en vigueur, selon les annonces du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.

L’Espagne baisse la TVA pour attirer du monde

Le gouvernement espagnol, sous la houlette du Premier ministre Pedro Sanchez, a annoncé une réduction de moitié de la TVA sur l’essence à partir du 22 mars 2026. Cette mesure, estimée pour faire baisser le prix du litre d’environ 30 centimes, vise à rendre le carburant plus abordable et à attirer les automobilistes transfrontaliers. Pedro Sanchez a affirmé que la réforme permettrait aux conducteurs d’économiser « une vingtaine d’euros pour un plein d’essence avec une voiture moyenne ». L’effet attendu : un flux encore plus important de consommateurs français vers l’Espagne, accentuant les écarts de prix déjà observés.

La pression sur la fiscalité française monte

Pendant que l’Espagne joue la carte fiscale, la France reste avec des prix où les taxes pèsent lourd : elles représentent près de 60 % du coût total à la pompe. Selon Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes« , cela rend le prix du carburant insoutenable pour beaucoup de consommateurs. Des organisations comme Entrepreneurs Artisans de l’automobile et 40 millions d’automobilistes fustigent la fiscalité actuelle, accusant l’État d’être le principal bénéficiaire de cette pression fiscale.

Le délégué rappelle qu’un centime de taxe supplémentaire rapporte environ 300 millions d’euros au budget de l’État, un argument que ces organisations utilisent pour réclamer une réduction des taxes afin d’alléger la facture des ménages et la charge des stations-service.

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