Motards : pouvez-vous vous garer sur toutes les places de parking ? On a la réponse

Avec près de 4,6 millions de deux-roues sur nos routes, le stationnement en ville devient un vrai casse-tête.

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Motards : pouvez-vous vous garer sur toutes les places de parking ? On a la réponse
Motards : pouvez-vous vous garer sur toutes les places de parking ? On a la réponse © L'Automobiliste

En ville, garer sa moto ou son scooter devient vite un vrai casse-tête. Avec environ 4,6 millions de deux-roues motorisés sur nos routes, la demande d’espaces prévus pour ces engins dépasse largement ce qui est mis à disposition. Cette situation provoque non seulement la colère des motards, mais soulève aussi des questions sur la gestion de l’espace public et sur la manière dont ces véhicules cohabitent avec le reste de la mobilité urbaine.

Les galères du stationnement en ville

Se garer en ville avec une moto ou un scooter n’est pas de tout repos. Les espaces dédiés aux deux-roues sont souvent insuffisants, obligeant les usagers à se rabattre sur des solutions pas toujours adaptées. Certaines villes réservent des zones pour motos, scooters et tricycles à moteur; ces zones sont généralement gratuites, sauf dans des villes comme Paris, Vincennes et Charenton-le-Pont où une redevance est demandée. Par ailleurs, près de 40 % des propriétaires doivent se contenter d’autres solutions car les places sont trop étroites ou inadaptées pour les motos de grosse cylindrée.

Les règles varient d’une commune à l’autre, rendant la chose encore plus compliquée. Par exemple, à Paris depuis le 1er septembre 2022, stationner une moto ou un scooter thermique coûte de l’argent. Cependant, les deux-roues électriques et certains professionnels ou personnes handicapées sont exonérés, moyennant une déclaration préalable à la mairie.

Alternatives et règles à suivre

Face à ces difficultés, certains motards se garent sur les emplacements destinés aux voitures. Même si aucune loi ne l’interdit, ils doivent payer le stationnement comme n’importe quel automobiliste. Il arrive aussi que plusieurs motards se regroupent sur une seule place pour optimiser l’espace disponible.

Il est strictement interdit de stationner sur le trottoir, selon l’article R417-10 du Code de la route. Enfreindre ces règles de circulation peut coûter une amende de 35 €, voire 135 € si le véhicule gêne la sécurité des piétons. Dans certains cas, le véhicule peut même être mis en fourrière. Bien qu’il existe quelques tolérances selon les endroits.

Ce qu’en disent les motards

Stéphane Gallard, coordinateur de la Fédération française des motards en colère, se montre franchement mécontent face à ce manque de moyens : « Nous payons nos impôts comme les autres. » Il rappelle aussi que « près de 40 % des propriétaires ne peuvent s’y stationner car elles sont trop étroites », ce qui montre bien le besoin d’accroître le nombre d’emplacements disponibles par dix.

Cette problématique se fait encore plus sentir lors des périodes de grande affluence, comme pendant les fêtes ou les soldes, quand les centres-villes débordent. Les motards se tournent alors vers des parkings privés, souvent mieux sécurisés et équipés de points d’attache.

Vers une intégration plus harmonieuse en ville

Pour améliorer la situation des motards, il faudrait investir dans des infrastructures adaptées. Créer des espaces suffisants et bien conçus pour tous types de véhicules, tout en tenant compte des spécificités de chaque secteur, pourrait permettre de mieux organiser le stationnement en ville.

Le stationnement des deux-roues reste un défi majeur qui demande une attention plus soutenue, tant au niveau local que national. En rendant l’accès plus simple et plus sûr pour ces véhicules souvent oubliés par les politiques actuelles, on allégerait nettement la pression sur le réseau routier urbain tout en répondant aux attentes légitimes des motards français.

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