La sécurité dans les rues de Paris est sur toutes les lèvres. Un mercredi matin, dans le 9e arrondissement, au coin de la rue des Martyrs, la police municipale a lancé une opération de contrôle ciblée sur les cyclistes et les utilisateurs de trottinettes.
Plus de contrôles par la police
Une demi-douzaine d’agents de la police municipale étaient sur le terrain pour veiller au respect du Code de la route, même quand il s’agit de ceux qui se déplacent à vélo ou en trottinette. La présence des forces de l’ordre sur ces carrefours jugés à risque se fera désormais au moins deux fois par semaine (cette fréquence vise à limiter les comportements dangereux et à faciliter la cohabitation entre piétons, cyclistes et véhicules motorisés).
Parmi les infractions constatées, une cycliste a reçu une amende de 90 euros pour avoir roulé avec des écouteurs. Une autre a été flashée à 32 km/h dans une zone limitée à 20 km/h. En seulement deux heures, environ 40 contraventions ont été dressées pour divers manquements, comme le franchissement d’un feu rouge ou l’utilisation d’écouteurs en roulant.
Réactions partagées sur les sanctions
Les avis divergent sur ces contrôles. De nombreux cyclistes se sont plaints des amendes et des limitations de vitesse. Par contre, certains piétons, surtout les personnes âgées, ont salué l’intervention de la police, se disant rassurés de pouvoir circuler plus sereinement dans les rues.
La maire du 9e arrondissement a rappelé qu’il était indispensable de rouler de manière responsable.
L’association Paris en Selle a critiqué ce qu’elle jugeait être une attention trop portée aux cyclistes lors des contrôles routiers. Pour elle, il vaudrait mieux que la police cible ses interventions selon le danger réel présenté par chaque usager.
Vers une cohabitation plus calme ?
Tandis que Paris continue ses efforts pour faire baisser la vitesse des voitures, deux-roues motorisés et vélos sous l’impulsion d’Anne Hidalgo, il apparaît que chacun doit jouer le jeu pour garantir la sécurité des cyclistes. Ces initiatives ont pour but non seulement de sanctionner, mais aussi de sensibiliser chaque usager aux enjeux liés à la sécurité routière aujourd’hui (la montée des mobilités douces impose à tous de faire preuve de responsabilité pour que la cohabitation dans les rues parisiennes se passe au mieux).






