Le leasing social, mis en place pour faciliter l’accès aux voitures électriques des ménages modestes, reste en suspens pour une éventuelle réintroduction en 2026, explique Auto Plus. Malgré une promesse initiale de reconduction annuelle jusqu’en 2030, des questions budgétaires pourraient contrarier sa continuité. On vous explique tout.
Un marché qui bouge, mais doucement
D’un côté, les ventes de voitures électriques progressent modestement, avec une « petite hausse en 2025« , mais elles restent globalement en retrait. De l’autre, les immatriculations de véhicules thermiques sont « à la peine ». Le prix élevé des modèles zéro-émission freine beaucoup d’acheteurs potentiels, d’autant que certains modèles sont encore jugés trop chers pour la majorité des consommateurs.
À quoi servait le leasing social et quelles aides complètent le dispositif
Lancé en 2024, le leasing social a eu un « immense succès » mais a rapidement été interrompu face à la saturation de la demande. Réintroduit à la fin de septembre 2025, il a permis à 50 000 bénéficiaires d’obtenir une aide déterminante pour acquérir un véhicule électrique. Cette nouvelle édition a toutefois étalé la répartition des aides sur une période légèrement plus longue et s’est officiellement arrêtée le 12 janvier 2026, jour où l’enveloppe budgétaire de 369 millions d’euros a été épuisée.
En parallèle, le gouvernement a renforcé d’autres dispositifs, comme le « bonus écologique », en augmentant ce dernier grâce aux certificats d’économies d’énergie pour 2026.
Le casse-tête de la reconduction
Les 50 000 aides ont été consommées en un peu plus de trois mois, ce qui maintient le flou sur l’avenir du leasing social. Le gouvernement n’a pas clairement dit s’il remettrait le dispositif en place en 2026. Sans nouvelle enveloppe budgétaire équivalente, la financement durable du leasing social paraît compromise.
Des alternatives restent cependant possibles. Le rehaussement du bonus écologique vise à continuer de pousser l’électrification, montrant que même si des ajustements sont à l’étude, l’engagement pour une mobilité plus verte ne disparaît pas.





