Les vignettes Crit’Air, ces macarons collés sur le pare-brise, se retrouvent au centre des discussions avec l’expansion des ZFE. Créées pour encourager la circulation de véhicules moins polluants, elles font aujourd’hui face à une certaine incertitude alors que des changements réglementaires sont envisagés pour 2026.
Les règles des ZFE évoluent
Depuis leur mise en place en 2017, les ZFE ont servi à classer les véhicules selon leur niveau d’émissions. Ces zones, présentes dans 25 grandes agglomérations, sont devenues un outil courant pour limiter la pollution urbaine. L’année 2026 pourrait marquer un tournant avec le projet de loi nommé « projet de loi de simplification de la vie économique », qui prévoit explicitement « l’abandon des ZFE », en lien avec la suppression des ZFE. Ce texte, décrit comme un « cavalier législatif », doit encore être examiné par les « Sages du Conseil constitutionnel ».
Face à cette incertitude, les collectivités territoriales pourront toutefois maintenir, sur une base volontaire, des dispositifs similaires aux ZFE, explique le 20 Minutes. Par ailleurs, un préfet garde la possibilité d’imposer une « circulation différenciée » lors d’épisodes de pollution majeurs. Dans l’attente de précisions législatives, il est donc prudent pour les automobilistes de conserver leur vignette visible.
À quoi servent les vignettes Crit’Air
L’achat d’une vignette Crit’Air, au tarif de 3,11 € TTC, reste nécessaire pour circuler dans les ZFE et répondre à certaines obligations locales ponctuelles. Il faut bien distinguer les ZFE et les certificats Crit’Air : les premiers relèvent d’une réglementation locale, les seconds classent, au niveau national, les véhicules selon leur niveau d’émissions.
Les vignettes Crit’Air permettent d’identifier rapidement la catégorie d’un véhicule et restent obligatoires dans certaines zones. Mieux vaut donc garder la vignette visible, notamment pour éviter une amendes pour non-affichage.



