En réponse aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et à la hausse des prix des carburants, l’Allemagne va réduire provisoirement l’une de ses trois taxes sur les produits pétroliers. L’annonce a été faite par le chancelier Friedrich Merz le lundi 13 avril, rapporte franceinfo. L’objectif affiché : alléger la facture des automobilistes et des entreprises.
Réaction rapide pour aider automobilistes et entreprises
Face à la montée des prix du carburant due au conflit au Moyen-Orient, Berlin, poussé par le gouvernement, a choisi de baisser la taxe énergétique sur le diesel et l’essence. Concrètement, les automobilistes verront une économie d’environ 0,17 € par litre pendant deux mois.
La mesure a été adoptée après des négociations entre les conservateurs et les sociaux-démocrates, qui forment la coalition au pouvoir. Pour aller plus loin, le gouvernement incite aussi les employeurs à verser à leurs salariés une prime de compensation de 1 000 € ; les entreprises qui le feront pourront bénéficier d’une exonération d’impôts.
Mais ça coûte cher et ça fait débat
Ces mesures pèsent sur les finances publiques : le gouvernement estime le coût total à environ 1,6 milliard d’euros. Une taxe sur les surprofits pétroliers avait été envisagée pour financer l’opération, mais cette option a finalement été écartée.
Ce n’est pas la première fois que l’Allemagne recourt à ce type de baisse provisoire de taxe. En 2022 et 2023, pendant la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, une démarche similaire avait déjà été mise en place. Malgré tout, les prix des carburants restent élevés, ce qui laisse penser que le soulagement ne sera que temporaire.
Ce que font les autres pays d’Europe
L’Allemagne n’est pas la seule à réagir. En Italie, un décret-loi a permis début avril de prolonger d’un mois la réduction temporaire des droits d’accise sur les carburants, faisant baisser les prix de 0,25 € par litre. En Espagne, un plan de 5 milliards d’euros vise à réduire la TVA et propose des remises pouvant atteindre 0,30 € par litre à la pompe. Le Portugal et la Suède ont aussi pris des stratégies variées. La Hongrie et la Croatie ont, elles, choisi de plafonner les prix du carburant.



